J'habite la commune de Saint-Nicolas, à la périphérie de la ville de Liège,
dans la province du même nom.

Panorama du centre de la commune depuis l'impasse Saint-Nicolas

La commune de Saint-Nicolas regroupe aussi ( depuis la fusion des communes de 1977 ) les sections de Montegnée et Tilleur, le tout comptant près de 23.000 habitants.

Saint-Nicolas est la plus petite commune de Wallonie ( un peu moins de 7km² ), mais elle bat tous les records de densité, avec 3306 âmes au km² ( dix fois plus que la moyenne nationale ) !

Un habitant de Saint-Nicolas est un Saint-Clausien.

Cliquez sur les vignettes ci-dessous pour accéder au site officiel de la commune de Saint-Nicolas ou lire la légende de saint Nicolas, le patron des
écoliers et enfants sages :

Cliquez ici pour découvrir le site officiel de la commune de Saint-Nicolas.
  Cliquez ici pour découvrir la légende de saint Nicolas.


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Tout qui s'intéresse à l'histoire de Saint-Nicolas se doit de lire les deux ouvrages que le Saint-Clausien André de Bruyn
a consacré à ce sujet : « Histoire de la commune de Saint-Nicolas » ( 1977 ) et
« Histoire des rues et lieux-dits de la commune de Saint-Nicolas » ( 1987 ).

Le premier n'est plus édité ; il faut avoir la chance de le dénicher chez un vendeur de livres d'occasion ou dans une brocante. Le second est toujours commandable en libraire, aux éditions Dricot de Bressoux.

Cliquez ICI pour le CV de l'auteur.



Plus récemment, les éditions Noir Dessin Production ont publié un ouvrage comportant de nombreuses vues anciennes qui permettent au lecteur de se promener dans la localité d'autrefois. Le livre a été officiellement présenté à la maison communale de Saint-Nicolas le 9 avril 2008.

De gauche à droite, ci-dessous : Patrick AVRIL ( le bourgmestre de l'époque ), Tony BERGMANS et Gaston BAPTIST ( les auteurs du livre ), Michel ELSDORF et son épouse Yannik DELAIRESSE ( les directeurs de Noir Dessin Production )  

 


Michel ELSFDORF et l'un des auteurs me dédicaçant le livre
 


Un peu d'histoire...

Je tiens à remercier ici Francis BOECKX, conseiller en aménagement du territoire ( service urbanisme de la commune de Saint-Nicolas ) , qui m'a procuré de nombreux documents pour réaliser les lignes qui suivent.

Saint-Nicolas

Au début du Moyen Âge, l'endroit qui nous concerne est une épaisse forêt, que l'on commence à défricher au XIIème siècle. On l'appelle le « le bois de Glain » ( le mot
« Glain » pourrait faire allusion aux glands produits par les chênes ). Le dernier vestige de cette nature originelle, au XVIème siècle, sera le bois de Grimbérieux ( du nom de la famille propriétaire ), que l'on convertira alors en « trixhes » ( terres défrichées servant à l'agriculture ou à l'élevage ).

Le nom de la commune provient de la chapelle Saint-Nicolas-en-Glain, construite en 1147 dans une clairière de cette forêt. Dédié à l'évêque de Myre du IIIème siècle ( qui deviendra le patron des enfants sages ), cet oratoire dépend de l'abbaye de Saint-Laurent, qui en fait un prieuré pour ses moines bénédictins.

Quand la principauté de Liége est annexée par la France en 1795, le prieuré devient une annexe de l'église paroissiale de Saint-Gilles, puis est vendu en 1807 : transformé en grange au cours du XIXème siècle, le bâtiment finit, délabré, par être détruit en 1906.

Cet édifice, s'il existait toujours, se trouverait à l'angle de la rue Saint-Nicolas et de la rue des Noyers ( appellation qui rappelle le passé forestier de l'endroit ), près de l'ancienne tranchée du chemin de fer Flémalle-Ans, aujourd'hui comblée :

 

1. La rue Saint-Nicolas.

2. La rue des Noyers.

3. Le pont Saint-Nicolas, sur l'ancienne tranchée du chemin de fer Flémalle-Ans, qui desservait autrefois les charbonnages de la région.

4.
L'ancienne tranchée de chemin de fer.

La vue aérienne ci-dessus a été obtenue grâce à Live Search Maps de Microsoft.

Le prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain peu avant sa démolition en 1906.
 
La jonction rue Saint-Nicolas et rue des Noyers en 2008.
 

Depuis septembre 2008, des travaux de construction ont commencé d'un côté du pont Saint-Nicolas. Sur cette photo, malgré les fondations, on aperçoit toujours un morceau de l'arcade du pont
 



La rue et la place Saint-Nicolas :

La rue Saint-Nicolas était connue autrefois comme le chemin de Saint-Gilles à Montegnée ; son appellation officielle date de 1818. Son tracé délimite les communes de Saint-Nicolas et de Liège.

La rue Saint-Nicolas au départ de Saint-Gilles, en 1938 ( à droite : la boucherie Pirenne et un Delhaize le Lion ).
 
Le même endroit en 2006 ( à droite, le café « Vieux Saint-Gilles » ).
 

Dans son milieu, la rue Saint-Nicolas est interrompue par la place du même nom. Cette place doit son aspect actuel aux grands travaux de 1966-67 et à son aménagement en rond-point en 1972.

La place Saint-Nicolas avant 1965
( sans le Brico ).
 
La place et la rue Saint-Nicolas en 2008 ( seul le côté gauche de la voirie est sur le territoire de Saint-Nicolas, l'autre côté appartenant à Liège ).
 

 

Le côté saint-clausien de la Place Saint-Nicolas.

 

Le Shoe-Discount ( marqué d'une flèche ) est un ancien cinéma de quartier.

En mars 1531, une importante disette disette conduit des habitants de la grande banlieue de Liège ( Tilleur, Jemeppe... ), connus sous le nom de « Rivageois », à piller le centre de la cité épiscopale. Le prince-évêque Érard de la Marck, réprime sévèrement cette mutinerie.

La légende raconte que des mutins grâciés par le prince-évêque rentrent chez eux en passant par les hauteurs de Saint-Gilles et fêtent l'événement place Saint-Nicolas.

Une fête foraine, place Saint-Nicolas, a toujours lieu le premier week-end d'août.

Plus rien de comparable avec l'animation qui égayait le quartier dans la première moitié du XXème siècle ! À cette époque, la fête battait son plein de la place Saint-Nicolas aux Bons Buveurs, avec des ménagères qui préparaient des tartes monumentales, des marchands qui s'installaient en rue, des musiciens ambulants qui paraissaient infatigables, des estaminets où l'on pouvait danser, des carrousels qui rutilaient de toutes leurs verroteries, sans compter une procession qui se terminait au charbonnage de l'Espérance.

La fête foraine.
 
La procession dans la paire du charbonnage de l'Espérance en 1936.
Je serais heureux si l'un d'entre vous possédait des photos de la fête foraine, actuelles ou prises dans les années 1950-80.
 

Au-delà de la place, la rue Saint-Nicolas se prolonge en direction de Montegnée, entité qui commence après le carrefour des Bons Buveurs.

La rue Saint-Nicolas en 1965, en direction de Montegnée.
 
En 2008.
 

Le carrefour de la rue Saint-Nicolas et de la rue des Bons Buveurs en 1910.
 
Le même endroit en 2008. L'immeuble à gauche est depuis longtemps un café très connu dans le quartier.
 

La rue des Bons Buveurs tire son nom d'une ancienne houillère du XVIIIème siècle, elle-même ainsi dénommée à cause de la proximité d'un estaminet très fréquenté par les charretiers et clients de la fosse. Au début du chemin, se trouvait un « flot », c'est-à-dire une grande mare.


La rue Saint-Nicolas ( avec la rue
des Bons buveurs à gauche ) dans les années 1950.
 
Le même endroit en 2008. À gauche, le café des Bons Buveurs a changé son panneau Stella Artois pour Jupiler !

 

Le carrefour des Bons Buveurs
en 1951.
 
Le même endroit en 2008.

 

 



L'église Saint-Nicolas actuelle :

Quand la paroisse Saint-Nicolas est instituée en 1865, elle a besoin d'un édifice religieux. Vu l'état d'abandon de l'ancien prieuré, une chapelle provisoire est d'abord établie non loin de là, rue des Bons Buveurs.

C'est en 1876 qu'une nouvelle église, toujours dédiée au saint patron des enfants sages, est consacrée rue Fransciso Ferrer.

L'église Saint-Nicolas à la fin
du XIXème siècle.
En 2008.
L'église endommagée par les V1
en 1945.
L'église réparée et l'aménagement du cimetière en 1951.
La descente vers la rue Lhonneux
au tout début des années 1950.
 
Le même endroit 55 ans plus tard.
 

La rue de l'église porte le nom de Francisco Ferrer, libre penseur catalan (1859-1909) qui fut fusillé à cause de ses idées républicaines et laïques, en opposition au conservatisme religieux du roi d'Espagne Alphonse XIII.

À l'emplacement de la rue Lhonneux se trouvait jadis un lieu-dit appelé « è l'ôneû » en wallon, ce qui permet de supposer l'existence à cet endroit d'un bois d'aulnes faisant partie de la grande forêt de Glain. Ce lieu-dit a engendré le patronyme
« Lhoneux », pour désigner une famille installée là depuis le XVIème siècle.



La maison communale :

 

La première maison communale de Saint-Nicolas se trouvait à l'angle des actuelles rues Malaise et Ferdinand Nicolay.

La maison communale vers 1850.


Immensément riche, Ferdinand NICOLAY ( Stavelot 1772 - Bruxelles 1854 ) se montra fort généreux à l'égard de nombreux bureaux de bienfaisance. Son épitaphe, dans le cimetière d'Ixelles, le présente comme l'ami des pauvres, mais il aimait aussi que des que rues ou places portent son nom.


1. La rue Ferdinand Nicolay.

2. La rue Malaise.

3. L'emplacement de la première maison communale, avec tout près, dès 1880, une école ( là où s'élèvent aujourd'hui les buildings, le long d'une ruelle qui montait vers la rue Tout-Va-Bien ).

4.
L'école communale Tout-Va-Bien, construite dès 1912.

5. L'actuelle maison communale.

 


L'hôtel communal construit dès 1902, qui sera détruit par un V1 en 1944.
 
De nos jours ( 2004 ), construit de 1950
à 54 et rénové en 1990.
 

 

1949 : cultures maraîchères et céréalières (blé) au centre de la commune, à deux pas de la maison communale.

Les terrains agricoles de Saint-Nicolas, au début du XXème siècle, constituent toujours le « jardin » approvisionnant les marchés de Liège.


Aspect champêtre de la commune de Saint-Nicolas au début du XXème siècle.
 
Une vue semblable un siècle
plus tard.
 
Une ferme rue Saint-Nicolas en 1964.
 
Le même endroit en 2008.
 

La photo ci-contre montre certes, à l'arrière-plan, un paysage bocager, mais elle a été prise du haut d'un terril, crassier qui symbolise une autre forme d'activité économique, industrielle celle-là : l'extraction de la houille ( du charbon ).

 



Les houillères :

Au cours du XIXème siècle, ce sont les charbonnages qui permettent le développement de la région...

 

... comme le rappelle ce vitrail de la maison communale de Saint-Nicolas, réalisé par Oscar CONDEZ d'après un dessin de Jean MÜLLER ( Né à Montegnée en 1904,
décédé en 1977 ).

Les terrils appartiennent d'ailleurs au paysage
( photo prise depuis les Grands Champs ) :

 

Le charbonnage du Bonnet vers 1910.


Ancienne exploitation déjà citée au XIVème siècle, le site du Bonnet ( dans les environs des actuelles rues du Bonnet et Grimbérieux ) est remis en activité en 1849. Il fermera en 1930.


Dès 1875, la direction du charbonnage de la Haye ( Saint-Gilles ) gère la bure Piron
( une bure est un puits de mine ), près du quartier des Grands Champs :


Le charbonnage Piron en 1927.
 
La rue Piron en 2008 ( et marquée d'une flèche : la rue de la houillère ).
 


En 1884, le charbonnage de l'Espérance ( Montegnée ) ouvre un nouveau siège à
Saint-Nicolas, le long de la voie ferrée Ans-Flémalle ; les gens le surnomment
la « beur al djote »
, la « bure aux choux », car les mineurs s'y plaignent de la friabilité des couches de charbon, qui éclatent « comme des choux pris par la gelée ».

 

La « beur al djote » vue du pont Saint-Nicolas, un an après sa fermeture en 1974.

L'ancienne tranchée du chemin de fer en 2008 ( à l'horizon, un ancien terril ).


En 1946, un protocole d'accord entre Bruxelles et Rome aboutit à l'arrivée, dans nos régions, de nombreux travailleurs italiens, dans le cadre d'un programme intitulé « des hommes contre du charbon ».

À Saint-Nicolas, un baraquement est construit sur le site du Bonnet, houillère fermée depuis 1930, pour loger les mineurs immigrés qui travaillent dans le charbonnage du Gosson à Montegnée.

Photo de 1949 montrant le camp aménagé pour les mineurs immigrés. À gauche, le terril du Bonnet ; à droite, la « belle-fleur » du Gosson n°1  
Le site du Bonnet actuellement (2008), assaini et transformé en centre sportif 

En 1951, les Italiens représentent 799 habitants sur un total d'environ 6450
( 12,4% ). Leurs descendants constituent actuellement ( 2008 ) la moitié de la population locale.

Les abris précaires en tôle du camp italien du Bonnet

 

 
Qui douterait que la commune comporte une importante communauté italienne ? Le Mondial de foot est là pour le rappeler ( photos prises en juin 2006 rue de Tilleur, dans le quartier Saint-Gilles ).


Pour des renseignements complémentaires concernant la partie de Saint-Nicolas du côté de Saint-Gilles ( Grands Champs, Tout-Va-Bien ), consultez la rubrique
« Mon quartier ».


Montegnée

L'ancienne commune de Montegnée a été intégrée à Saint-Nicolas à la suite de la fusion des communes opérée le 1er janvier 1977, remembrement du territoire belge mené à son terme par le ministre de l'Intérieur social-chrétien Joseph MICHEL.

On ignore si l'étymologie mot « Montegnée » se réfère au relief local ou à une famille ancienne ayant légué son nom. Quoi qu'il en soit, les habitants sont appelés les Montagnards.

Au Moyen Âge, Montegnée partage le même sort que Saint-Nicolas : des forêts ( le bois de Saint-Lambert et celui de Glain ), défrichées dès le XIIème siècle.

 
Au XVIIIème siècle, on signale déjà des
« trous de houille » sur le territoire de la localité, comme en témoigne cette gravure de 1796, représentant la fosse du Vieux-Gosson.

Une hercheuse au sommet d'un terril, au tout début du XXème siècle

À l'arrière-plan, dans l'ovale rouge, le centre historique du village de Montegnée, avec l'église Saint-Lambert, sise place Ferdinand Nicolay, devenue depuis 1977 la place du Cri du Perron.

 

Le « cri du perron », jadis, était la proclamation en place publique, pour en avertir la population, des ordonnances, interdictions ou condamnations...


La place Ferdinand Nicolay en 1940. À gauche, la maison du peuple inaugurée en 1932, avec salle de spectacles et de cinéma.
 
La place Cri du Perron en 2008. La façade de la maison du peuple est classée depuis 1974.
 

L'église Saint-Lambert de Montegnée a été bâtie en 1873-75. Fortement endommagée par le tremblement de terre de novembre 1983, elle a été démolie en 1984.

 

Avant le tremblement de terre de 1983.

De nos jours (2008).

 

Le Gosson :

Aux XVIème et XVIIème siècles déjà, on signale de petites bures dans les campagnes qui descendent du plateau du Homvent vers Jemeppe. On les appelle le Gosson, l'Agace, le Petit Corbeau, Chantraine ou Murébure...

L'origine du mot « Homvent » est incertaine, mais il pourrait s'agir d'une forme ancienne de « humer le vent », cet endroit constituant un passage naturel du vent aspiré vers la vallée.

Le terme « gosson », à l'époque, désigne le conducteur d'un cheval chargé de sacs de charbon ; en wallon, pareil cheval se dit « chivâ d'gosson ».

« Agace » ou « Agasse » étaient des termes servant à désigner une pie.

L'appellation « Chantraine » pourrait provenir d'une déformation de l'expression wallonne « è tchant'rinne » ( « chante raine », en rapport avec le coassement des grenouilles).

Une bure était un puits de mine ; certains de ces puits étaient renforcés d'un revêtement en briques, d'où l'expression « Murébure ».

Dans le courant du XIXème siècle, c'est la société Gosson-Lagasse ( l'orthographe du deuxième nom a changé ) qui s'impose, absorbant les autres petites bures et acquérant des concessions sous Grâce et Jemeppe ; dès 1877, on cite deux sites d'exploitation : le Gosson n°1 et le Gosson n°2, le premier au sommet et le second au bas de l'actuelle rue Lamay.

Le lieu-dit « â lâmê» est cité dès le XVIème siècle. En ancien wallon, le mot « Lamê » désignait un tribart, le triangle en bois que l'on mettait au cou d'un animal pour l'empêcher de traverser les haies. L'endroit, autrefois, était-il connu pour son bétail ainsi équipé, ou le terrain avait-il tout simplement la forme d'un triangle ?


Sur cette vue datant de la première partie du XXème siècle, on aperçoit, à droite, la rue Pavé du Gosson qui mène au charbonnage Gosson n°1 
Dès le début des années 1960, les campagnes commencent à s'urbaniser. La photo ci-dessous date de 2008 : à droite, la rue Pavé du Gosson ; à gauche du bosquet, la rue André Renard ; à gauche encore, la flèche désigne l'endroit où débouche la rue du Homvent en provenance de la vallée ( il s'agit du chemin de terre marqué d'une croix sur la photo précédente )  

La rue Pavé du Gosson ( « pavèye dè gosson » ) est un ancien chemin de la fin du XVIIIème siècle, aménagé et pavé aux frais de la houillère du Gosson, voie carrossable permettant le transport du charbon de l'exploitation à la chaussée de Montegnée ( l'actuelle rue Saint-Nicolas ).


La rue Pavé du Gosson vers 1930.
 
En 2008.
 

Le Gosson n°1 a fermé ses portes en 1959. Sa belle-fleur a finalement été démolie en 1974 ( photo des lieux à l'abandon peu avant leur destruction ).
 
L'endroit n'est plus qu'un terrain vague dont une partie est utilsée par les services de la voirie.
 

L'entrée principale du Gosson n°2
en 1937.
 
Le même endroit en 2008, tout en bas de la rue Lamay.
 

Dès 2007, le site déserté du Gosson n°2 a connu des travaux de réaménagement dans le cadre du projet Interreg III de la Route des Terrils, projet qui vise à restaurer les sites charbonniers pour les rendre accessibles aux promeneurs et à y promouvoir un tourisme doux, en harmonie avec la biodiversité du paysage.

Depuis septembre 2008, le vieux lavoir du Gosson n°2, un des rares témoins de l'exploitation minière sur le territoire de la commune, est devenu le centre d'accueil d'un parc pédagogique à la fois historique et environnemental.

Le projet.
 
Le chantier 15 jours avant l'inauguration.
 

Le lavoir en cours de restauration ( 2008 )

Ce bâtiment n'était pas destiné au lavage du charbon ; il abritait des douches, ainsi que le vestiaire des mineurs, surnommé
la « salle des pendus ».

L'appellation était due au fait que les travailleurs attachaient leurs habits à une corde et les hissaient au plafond.

 

Un vestiaire pour mineurs au charbonnage de Bonne Espérance en 1907 ( photo issue du site www.carhop.be/ Seraing/cha.html ).
Représentation artistique d'un tel vestiaire à l'intérieur du lavoir restauré du Gosson 2.
 

Le site du Gosson n°2 en pleine activité (le cercle indique le lavoir) ; cette houillère a fermé ses portes en 1966
Le même paysage en mai 2008, vu du terril n°2, pendant les travaux de réaménagement du vieux lavoir  
Le site vu cette fois du terril n°1 (photo du 28 septembre 2008, lors du week-end d'inauguration)  

Le site pédagogique et environnemental du Gosson a été officiellement ouvert au public le week-end des 27 et 28 septembre 2008. Des photos de ces journées festives figurent dans mon blog concernant la commune de Saint-Nicolas, dans une rubrique postée le 29/09/2008.

 

Le Pansy :

C'est le développement des houillères qui a engendré celui de ce quartier.

Place Renan, un monument rappelle le passé houiller de l'endroit. Il s'agit d'un wagonnet surmonté de la silhouette d'un mineur les outils à la main

Le Pansy est actuellement l'un des quartiers à forte dominante italienne.

 

Quelle est l'origine du nom « Pansy » ? Une charte du monastère de Saint-Gilles, datée de 1341, prouve l'existence à cet endroit d'un puits de mine, citant l'exploitation de la veine « panechier à Petit Montegnée ». Au cours des siècles, la graphie de
« panechier » a évolué en « panchier », « pansier », puis « pansy ».

La place Renan est, depuis 1929, le coeur du Pansy ; elle porte le nom de Joserph Ernest RENAN, philosophe et historien français du XIXème siècle. L'église qui s'y trouve, dite l'église du Lamay, est dédiée à saint Joseph ; elle date de 1931.


La place Renan et l'église Saint-Joseph en 1948 ( à l'arrière-plan, on aperçoit les installations du charbonnage Gosson n°1 ).
 
Le même endroit soixante ans
plus tard.
 
La rue du Pansy vers 1920, vue depuis l'intersection avec la rue Lamay. À cette époque, se faire photographier est un événement à ne pas manquer.
 
Le même endroit en mai 2008, vers 14 heures un jour de forte chaleur : les habitants font probablement la sieste !
 
La rue du Pansy au début du XXème siècle, avec à droite la rue de Jemeppe.
 
En 2008. Et dire qu'il existait là, au XIXème siècle, un « flot » ( une mare ) où l'on venait abreuver le bétail !
 
En attente

 

L'Espérance :

Qui pense « Espérance », à Liège et environs, pense à la clinique du même nom établie rue Saint-Nicolas à Montegnée.

La rue Saint-Nicolas ( à gauche : la clinique ), fermée ce matin-là, le 22 avril 2008, à cause du braquage du magasin Aldi situé un peu plus loin 

 

La clinique de l'Espérance appartient au groupe CHC ( Centre Hospitalier Chré-
tien ), qui gère diverses cliniques et maisons de repos en province de Liège.

 Site officiel du CHC et de la clinique de l'Espérance

Cette clinique a été fondée en 1909. Au départ, il s'agit d'un dispensaire pour les mineurs des charbonnages de l'Espérance et de Bonne Fortune, charbonnages qui se trouvent à proximité.

L'actuelle impasse de l'Espérance est, dès 1870, le chemin d'accès à la houillère du même nom. Les patrons y ont fait construire de petites maisons pour leurs travailleurs
Le siège de l'Espérance a cessé toute activité en 1973. La plupart des maisons ouvrières ont subsisté, mais l'impasse n'aboutit plus qu'à un terrain vague


Le site de l'Espérance en 1977, abandonné et prêt au dynamitage définitif 

 

 

La cour intérieure du charbonnage de l'Espérance vers 1950.


Mars 1961 : la Princesse Paola, jeune épouse du Prince Albert ( l'actuel roi Albert II ), visite un charbonnage de Montegnée et descend à 700 mètres assister au dur travail des mineurs.

Elle est d'origine italienne et retrouve dans la fosse de nombreux compatriotes.


Dans ce quartier, l'espace vert qu'on appelle le parc de Montegnée n'est en fait que l'ancien terril de l'Espérance, converti en lieu de promenade et centre d'activités pédagogiques concernant la faune et la flore.

 
La vue aérienne ci-dessus a été obtenue grâce à Live Search Maps de Microsoft.



L'entrée principale du parc, avec parking, aménagée au coin des rues Jean Jaurès et Pasteur.
 
Un début de promenade accessible par la rue Jospeh dejardin, à proximité de la clinique de l'Espérance.
 

 

Tête de Boeuf :
Le carrefour Tête de Boeuf ( en wallon
« tièsse di boûf » ) tient son nom de l'enseigne d'une boucherie,
devenue café.
 

La flèche, sur la photo ci-dessus, indique que l'on passe de la chaussée de Gaulle à la chaussée Churchill, laquelle se prolonge par la chaussée Roossevelt. Ces appellations datent du lendemain de la seconde guerre mondiale. Tous ces tronçons, autrefois, constituaient la « Chaussée », déjà citée au XVIème siècle comme voie importante de Liège ( Sainte-Marguerite ) à la Hesbaye.

La « Chaussée » au tout début du XXème siècle. À droite : la maison Planchar ( maison de maître bâtie à la fin du XVIIème siècle par Pierre Planchar, riche exploitant de houille ).
 
Les chaussées de Gaulle et
Churchill e
n 2008.
 

La « Chaussée » vers 1910. Le clocher est celui de la chapelle Sainte-Famille des Aumoniers du Travail ( ceux ayant installé dès 1902 un centre de formation pour ouvriers dans la maison Planchar ).
 

Le même endroit en 2008. Le site des Aumoniers du Travail a été racheté par la commune depuis 1967 et transformé en école communale.
Quant au lieu de culte, il est devenu église paroissiale en 1932.

 

La chaussée de Gaulle ( vue du carrefour Tête de Boeuf ) à la suite du tremblement de terre du 8 novembre 1983.
 
Le même endroit vingt ans plus tard.
 

La « Chaussée » au lieu-dit « la Chapelle » ( appellation justifiée par l'oratoire sur la gauche de la photo ). En ce tout début du XXème siècle, la rue principale de Montegnée prend des airs de modernité avec le passage des trams
La chaussée Churchill un siècle plus tard, avec la chapelle ( dans le cercle rouge ) et le monument aux morts qu'on lui a adjoint en mémoire des disparus des deux guerres mondiales

Sur la photo ci-dessus, on aperçoit un magasin de spiritueux appelé « l'Espérance Commerciale ». La distillerie portant ce nom, installée à l'arrière du bâtiment visible sur la photo, remonte à 1826 et produit le fameux pèkèt de Montegnée.

Fin XIXème ou début XXème siècle : le tonneau rempli de genièvre est chargé sur la charrette ; le livreur de pèket va pouvoir entamer sa tournée.
 
La même cour en 2008, mais vue dans l'autre sens. Les garages, dans le fond, ont remplacé les écuries d'antan.
 



Tilleur

L'ancienne commune de Tilleur, elle aussi, a été intégrée à Saint-Nicolas à la suite de la fusion des communes de janvier 1977.

Cliquez ICI pour ouvrir le site de Patrice BONHIVERT, site extrêmement intéressant qui comporte de nombreuses cartes postales anciennes de Tilleur.

Pour descendre à Tilleur depuis mon quartier ( Saint-Gilles / Grands Champs ), on peut emprunter la rue Ferdinand Nicolay ou la rue Bordelais.

La rue Ferdinand Nicolay au début
du XXème siècle.
 
Le même endroit un siècle plus tard.
 
Rue Bordelais en 1921 : construction de maisons ouvrières.
 
Le même endroit en pleine rénovation en 2008.
 

Le nom de Ferdinand NICOLAY a déjà été évoqué au début de la rubrique concernant Saint-Nicolas.

Quant à la rue Bordelais, son nom évoquerait les vignobles qui couvraient autrefois les pentes du coteau.


 

D'autres endroits rappellent l'existence de vignes dans le passé. La « Torette », magnifique bâtisse de l'actuelle rue Chiff d'Or, est située dans un lieu dit « sous les vignes ».

La « Torette » doit son nom à sa tour carrée. Elle a été construite au début du XVIIème siècle par les Frères Guillemins (ou Guillemites) , pour leur servir probablement de maison de repos.


Le nom de « Chiff d'Or » provient de « Chievre » ou
« Chyvre d'or » ( la « chèvre d'or ») , appellation d'un vignoble déjà citée au XIVème siècle.



Lors de l'Exposition Universelle de Liége en 1905, la « maison de Tilleur », inspirée par la « Torette », a fait partie de la reconstitution du « Vieux-Liége »

 

Les vignobles ont disparu vers 1850-60, pour faire place aux exploitations houillères ; celles-ci ont à leur tour cessé leurs activités dans la seconde moitié du XXème siècle. Actuellement ( photo de 2007 ), la « Torette » fait face à des terrains vagues, en cours de reconversion industrielle. Dans le fond, la rue de la Cité comporte d'anciennes maisons ouvrières, et des terrils boisés rappellent le passé houiller de la région



La place Francisco Ferrer :

Quand on descend de Saint-Nicolas par la rue Bordelais, on arrive à la place Ferrer, où se trouve l'école primaire et maternelle Saint-Hubert.

 

La place Ferrer s'appelait autrefois la place du Couvent, vu la présence des religieuses à l'origine de l'école catholique Saint-Hubert. Ce fut en 1912 que le premier conseil communal à majorité socialiste décida d'en modifier l'appellation.


Le couvent au tout début
du XXème siècle.
 
L'école de nos jours
    ( photo de 2008 ).
 

La place vue de la rue de la Station :

Au tout début du XXème siècle.
 
En 2008.
 

 

« Li rodje pompe » ( la pompe rouge ) de la place Ferrer vers 1920.

À l'époque ( l'eau « du robinet » ne sera installée qu'en 1923 ), on se ravitaillait en eau potable à l'une de ces pompes communales.

 

La place d'Italie :

C'est en 1937 que cette place est aménagée sur le parcours de la rue de la Station, à la hauteur de la gare des chemins de fer installée là depuis la fin du XIXème siècle. Elle prend tout naturellement le nom de place de la Gare. À l'époque, on se réjouit de cette transformation qui « permet enfin au quartier de disposer d'une place publique digne de ce nom ».

La gare désaffectée depuis longtemps, le lieu a été rebaptisé place d'Italie en 2006, pour rendre hommage à l'importante communauté italienne installée dans la commune.

Aucune manifestation officielle n'ayant marqué, en 2006, le changement de nom de la place, une inauguration tardive a eu lieu en avril 2008, en présence du chanteur Frédéric François, originaire de la localité. À cette occasion, un olivier de 150 ans a été planté dans un ilôt de la place.

La gare ferroviaire au début
du XXème siècle, le long de la rue se la Station élargie à cet endroit.
 
La gare en 2008, désaffectée, murée et taggée. La place d'Italie, en compensation, sert de gare des bus.
 
La rue de la Station, en face de la gare, pendant les inondations de 1925-26.
 
Le même endroit en 2008. À l'avant-plan, l'olivier centenaire.
 

 

La rue Ferdinand Nicolay :

La rue Ferdinand Nicolay est une longue voirie qui relie les hauteurs de Saint-Gilles au bas de Tilleur.

À Tilleur, le tronçon que l'on va apercevoir sur les documents ci-après porte ce nom depuis 1852. L'endroit était autrefois dénommé « au pont de pierre », à cause d'un pareil édifice sur l'ancien ruisseau du Horloz, qui provenait de Saint-Nicolas et allait se jeter dans la Meuse.
La rue Ferdinand Nicolay en 1916. La croix indique l'entrée de la rue du Cimetière ; la flèche montre l'ancienne administration communale ( quand Tilleur était une commune distincte ), détruite en 1979.
 
Le même endroit en 2008.
 
L'ancienne maison communale avec le monument aux morts en souvenir des victimes de la première guerre mondiale.
L'école du Pied du Thier a remplacé l'ancienne maison communale.
 
Dans le fond, le viaduc du chemin de fer. À droite, au pied du Vieux Thier, le crucifix date du XVIème siècle.
Au pied du Vieux Thier, un bâtiment moderne abrite maintenant l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE) ; le crucifix a été déplacé plus haut dans la rue.
 
La rue Ferdinand Nicolay dans l'autre sens, vers la rue des Rewes ( photo de 1955 fournie par Patrice BONHIVERT ).
Le même endroit en 2008.
 


L'église Saint-Hubert :

La première église de Tilleur trouverait ses origines au tout début du IXème siècle, époque à laquelle elle aurait abrité les reliques de saint Hubert, évêque fondateur de la ville de Liège, avant qu'elles ne soient transférées, en 825, dans la ville ardennaise qui lui doit son nom. Ce lieu de culte originel, simple chapelle au départ, puis agrandie dès le XIIème siècle, se trouvait plus près de la Meuse ; une rue
« Vieille Église » en témoigne.

 

La vue colorisée ci-contre nous montre l'église Saint-Hubert construite en 1865 et démolie en 1989. À son emplacement, de nos jours, c'est la rampe d'accès au viaduc qui surplombe le chemin de fer :


L'église 1865-1989.
 
Sa remplaçante ( photo de 2006 ), située un peu plus loin.
 
L'église vue depuis la rue Vinâve au début du XXème siècle. Elle est proche des installations du charbonnage du Horloz.
 
La même perspective en 2008. Le charbonnage a disparu depuis longtemps, et c'est la nouvelle église que l'on aperçoit.
 
La place de l'Église vers 1900.
Le même endroit en 2008. La flèche indique l'emplacement de l'ancienne église.
 
Au début du XXème siècle.
Un siècle plus tard.
 



La houillère du Horloz :

Le premier charbonnage du Horloz est ouvert en 1798 au pied de la colline Malgarny, au lieu dit « è frédèrik », du nom de Frédéric Braconier, son fondateur. L'exploitation se développe considérablement tout au long du XIXème siècle.

La houillère au pied du Malgarny
en 1909

 

Vue du bas de Tilleur depuis les hauteurs du Malgarny, avec l'église et le charbonnage du Horloz.
 
De nos jours.
 
En attente

Le charbonnage en 1904 (à remarquer, sur la gauche,
l'ancienne église Saint-Hubert de 1865)


« Horloz » est le nom d'un ancien ruisseau qui descendait des hauteurs de Saint-Nicolas pour se jeter dans la Meuse à Tilleur, où ses eaux réputées potables alimentaient des fontaine publiques.

« Horloz » serait une altération de « hore » ou « xhorre », vieux mot liégeois désignant un canal d'écoulement des eaux.


Les deux vues suivantes, la première du début du XXème siècle, la seconde de 2007, ont été prises de la passerelle qui franchit les voies ferrées près de la gare de Tilleur :

Le cercle rouge entoure l'église Saint-Hubert, proche de la houillère du Horloz

Le cercle rouge désigne l'emplacement de la nouvelle église ; la croix, celui de l'ancienne

Les charbonnages, dès le XIXème siècle, ne sont pas la seule activité industrielle de la région. La gravure ci-contre, datant de 1850, montre la Société Anonyme des Hauts Fourneaux de Sclessin, ainsi appelée malgré que la plus grande partie des installations se situe sur le territoire de Tilleur, comme en témoigne la présence toute proche de l'église Saint-Hubert
( emplacement, dans le cercle rouge, avant 1865 ).
 

Ce sont ces hauts fourneaux qui, en se développant, donneront naissance, en bord de Meuse, aux aciéries d'Angleur-Athus, puis à Ferblatil ( Fer Blanc Tilleur ), usine absorbée actuellement par le goupe Arcelor-Mital.

 

La rue des martyrs :

La rue de Liège devenue la rue des Martyrs après 1912
La rue des martyrs en 2008

La création de cette artère remonte au milieu du XVIIIème siècle, comme « chemin nouveau pour aller sur Sclessin », mais c'est Napoléon, en 1806, qui lui confère vraiment de l'importance pour faciliter le trafic militaire entre Huy et Liège.

Au début, la route prend naturellement le nom de « rue de Liège ». C'est en 1912 que le conseil communal, devenu majoritairement socialiste, change son nom en « rue des Martyrs », pour commémorer les événements de 1892, quand les mineurs du charbonnage du Horloz se sont mis en grève, et que la gendarmerie est intervenue en tirant sur les manifestants.

La rue des Martyrs vers 1920.
En 2008.
 

 

La rue des Martyrs du côté de Sclessin :

Vers 1930.
 
En 2008.
 



Le quai du Halage :

Un chemin de halage, autrefois, permettait aux hommes ou chevaux de tirer les péniches à l'aide de cordages.

La berge portuaire de Tilleur, dans le seconde partie du XIXème siècle et dans la première du XXème, sert au transport du charbon et des bois de charpente pour les mines.

 

Le quai du halage au début du XXème siècle et en 2008

 

La rue Vinâve :

L'ancien mot wallon « vinâve » ( du larin « vicinabile », «avoisinant » ) s'applique le plus souvent à la rue la plus importante d'un hameau ou d'un quartier.

La rue Vinâve, dans le passé, est effectivement le chemin principal traversant Tilleur. À la fin du XIXème siècle et au début du XXème, elle connaît son âge d'or commercial, profitant de l'essor industriel de la localité. Ses activités périclitent après la seconde guerre mondiale, avec l'aménagement routier du quai du Halage ( 1947 ) et le déplacement des commerces de l'autre côté de la voie ferrée, au pied du Vieux Thier.

En 1903 ( on aperçoit, à droite, la rue de l'Arveau, et dans le fond. le charbonnage du Horloz ).
En 2008.
 
En 1920.
En 2008.
 
Pendant les inondations de l'hiver
1925-26..
En 2008.
 
La même perspective avant et après les inondations de 1925-1926. La station de pompage fait partie, dès 1928, des mesures adoptées pour empêcher à l'avenir
ce genre de catastrophe
 

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