Panorama
du centre de la commune depuis l'impasse Saint-Nicolas
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La
commune de Saint-Nicolas regroupe aussi ( depuis la fusion
des communes de 1977 ) les sections de Montegnée et
Tilleur, le tout comptant près de 23.000 habitants.
Saint-Nicolas
est la plus petite commune de Wallonie ( un peu moins de 7km²
), mais elle bat tous les records de densité, avec
3306 âmes au km² ( dix fois plus que la moyenne
nationale ) !
Un
habitant de Saint-Nicolas est un Saint-Clausien.
Cliquez
sur les vignettes ci-dessous pour accéder au site officiel
de la commune de Saint-Nicolas ou lire la légende de
saint Nicolas, le patron des
écoliers et enfants sages :
* * *
* *
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Tout
qui s'intéresse à l'histoire de Saint-Nicolas
se doit de lire les deux ouvrages que le Saint-Clausien
André de Bruyn
a consacré à ce sujet : « Histoire
de la commune de Saint-Nicolas » ( 1977 ) et
« Histoire des rues et lieux-dits de la commune
de Saint-Nicolas » ( 1987 ).
Le
premier n'est plus édité ; il faut avoir
la chance de le dénicher chez un vendeur de
livres d'occasion ou dans une brocante. Le second
est toujours commandable en libraire, aux éditions
Dricot de Bressoux.
Cliquez
ICI pour le CV
de l'auteur.
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Plus
récemment, les éditions Noir
Dessin Production ont publié un ouvrage
comportant de nombreuses vues anciennes qui permettent
au lecteur de se promener dans la localité
d'autrefois. Le livre a été officiellement
présenté à la maison communale
de Saint-Nicolas le 9 avril 2008.
De
gauche à droite, ci-dessous : Patrick AVRIL
( le bourgmestre de l'époque ), Tony BERGMANS
et Gaston BAPTIST ( les auteurs du livre ), Michel
ELSDORF et son épouse Yannik DELAIRESSE ( les
directeurs de Noir Dessin Production ) 
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Michel
ELSFDORF et l'un des auteurs me dédicaçant
le livre  |
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Un peu d'histoire...
Je
tiens à remercier ici Francis BOECKX, conseiller en
aménagement du territoire ( service urbanisme de la
commune de Saint-Nicolas ) , qui m'a procuré de nombreux
documents pour réaliser les lignes qui suivent.
Saint-Nicolas
Au
début du Moyen Âge, l'endroit qui nous concerne
est une épaisse forêt, que l'on commence à
défricher au XIIème siècle. On l'appelle
le « le bois de Glain » ( le mot
« Glain » pourrait faire allusion aux glands produits
par les chênes ). Le dernier vestige de cette nature
originelle, au XVIème siècle, sera le bois de
Grimbérieux ( du nom de la famille propriétaire
), que l'on convertira alors en « trixhes » (
terres défrichées servant à l'agriculture
ou à l'élevage ).
Le
nom de la commune provient de la chapelle Saint-Nicolas-en-Glain,
construite en 1147 dans une clairière de cette forêt.
Dédié à l'évêque de Myre
du IIIème siècle ( qui deviendra le patron des
enfants sages ), cet oratoire dépend de l'abbaye
de Saint-Laurent, qui en fait un prieuré pour ses
moines bénédictins.
Quand la principauté de Liége est annexée
par la France en 1795, le prieuré devient une annexe
de l'église paroissiale de Saint-Gilles, puis est vendu
en 1807 : transformé en grange au cours du XIXème
siècle, le bâtiment finit, délabré,
par être détruit en 1906.
Cet
édifice, s'il existait toujours, se trouverait à
l'angle de la rue Saint-Nicolas et de la rue des Noyers (
appellation qui rappelle le passé forestier de l'endroit
), près de l'ancienne tranchée du chemin de
fer Flémalle-Ans, aujourd'hui comblée :
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1.
La rue Saint-Nicolas.
2.
La rue des Noyers.
3. Le pont Saint-Nicolas, sur l'ancienne
tranchée du chemin de fer Flémalle-Ans,
qui desservait autrefois les charbonnages de la région.
4. L'ancienne tranchée
de chemin de fer.
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La vue aérienne ci-dessus a été obtenue
grâce à Live
Search Maps de Microsoft.
Le
prieuré de Saint-Nicolas-en-Glain peu avant sa
démolition en 1906. |
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La
jonction rue Saint-Nicolas et rue des Noyers en 2008. |
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Depuis
septembre 2008, des travaux de construction ont commencé
d'un côté du pont Saint-Nicolas. Sur cette
photo, malgré les fondations, on aperçoit
toujours un morceau de l'arcade du pont  |
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La rue et la place Saint-Nicolas :
La
rue Saint-Nicolas était connue autrefois comme le chemin
de Saint-Gilles à Montegnée ; son appellation
officielle date de 1818. Son tracé délimite
les communes de Saint-Nicolas et de Liège.
La
rue Saint-Nicolas au départ de Saint-Gilles,
en 1938 ( à droite : la boucherie Pirenne et
un Delhaize le Lion ). |
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Le
même endroit en 2006 ( à droite, le café
« Vieux Saint-Gilles » ). |
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Dans
son milieu, la rue Saint-Nicolas est interrompue par la place
du même nom. Cette place
doit son aspect actuel aux grands travaux de 1966-67 et à
son aménagement en rond-point en 1972.
La
place Saint-Nicolas avant 1965
( sans le Brico ). |
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La
place et la rue Saint-Nicolas en 2008 ( seul le côté
gauche de la voirie est sur le territoire de Saint-Nicolas,
l'autre côté appartenant à Liège
). |
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Le
côté saint-clausien de la Place Saint-Nicolas.
Le
Shoe-Discount ( marqué d'une flèche
) est un ancien cinéma de quartier.
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En
mars 1531, une importante disette disette conduit des habitants
de la grande banlieue de Liège ( Tilleur, Jemeppe...
), connus sous le nom de « Rivageois », à
piller le centre de la cité épiscopale. Le prince-évêque
Érard de la Marck, réprime sévèrement
cette mutinerie.
La légende raconte que des mutins grâciés
par le prince-évêque rentrent chez eux en passant
par les hauteurs de Saint-Gilles et fêtent l'événement
place Saint-Nicolas.
Une fête foraine, place Saint-Nicolas, a toujours lieu
le premier week-end d'août.
Plus
rien de comparable avec l'animation qui égayait le
quartier dans la première moitié du XXème
siècle ! À cette époque, la fête
battait son plein de la place Saint-Nicolas aux Bons Buveurs,
avec des ménagères qui préparaient des
tartes monumentales, des marchands qui s'installaient en rue,
des musiciens ambulants qui paraissaient infatigables, des
estaminets où l'on pouvait danser, des carrousels qui
rutilaient de toutes leurs verroteries, sans compter une procession
qui se terminait au charbonnage de l'Espérance.
La
fête foraine. |
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La
procession dans la paire du charbonnage de l'Espérance
en 1936. |
Je serais heureux si
l'un d'entre vous possédait des photos de la
fête foraine, actuelles ou prises dans les années
1950-80. |
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Au-delà
de la place, la rue Saint-Nicolas se prolonge en direction
de Montegnée, entité qui commence après
le carrefour des Bons Buveurs.
La
rue Saint-Nicolas en 1965, en direction de Montegnée. |
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En
2008. |
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Le
carrefour de la rue Saint-Nicolas et de la rue des Bons
Buveurs en 1910. |
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Le
même endroit en 2008. L'immeuble à gauche
est depuis longtemps un café très connu
dans le quartier. |
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La
rue des Bons Buveurs tire son nom d'une ancienne houillère
du XVIIIème siècle, elle-même
ainsi dénommée à cause de la
proximité d'un estaminet très fréquenté
par les charretiers et clients de la fosse. Au début
du chemin, se trouvait un « flot », c'est-à-dire
une grande mare.
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L'église
Saint-Nicolas actuelle :
Quand
la
paroisse Saint-Nicolas est instituée en 1865, elle
a besoin d'un édifice religieux. Vu l'état d'abandon
de l'ancien prieuré, une chapelle provisoire est d'abord
établie non loin de là, rue des Bons Buveurs.
C'est
en 1876 qu'une nouvelle église, toujours dédiée
au saint patron des enfants sages, est consacrée rue
Fransciso Ferrer.
L'église
Saint-Nicolas à la fin
du XIXème siècle.
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En
2008. |
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L'église
endommagée par les V1
en 1945. |
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L'église
réparée et l'aménagement du cimetière
en 1951. |
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La
descente vers la rue Lhonneux
au tout début des années 1950. |
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Le
même endroit 55 ans plus tard. |
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La
rue de l'église porte le nom de Francisco Ferrer,
libre penseur catalan (1859-1909) qui fut fusillé
à cause de ses idées républicaines
et laïques, en opposition au conservatisme religieux
du roi d'Espagne Alphonse XIII.
À
l'emplacement de la rue Lhonneux se trouvait jadis
un lieu-dit appelé « è l'ôneû
» en wallon, ce qui permet de supposer l'existence
à cet endroit d'un bois d'aulnes faisant partie
de la grande forêt de Glain. Ce lieu-dit a engendré
le patronyme
« Lhoneux », pour désigner une
famille installée là depuis le XVIème
siècle.
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La
maison communale :
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La
première maison communale de Saint-Nicolas
se trouvait à l'angle des actuelles rues Malaise
et Ferdinand Nicolay.
La
maison communale vers 1850.
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Immensément riche,
Ferdinand NICOLAY ( Stavelot 1772 - Bruxelles 1854
) se montra fort généreux à l'égard
de nombreux bureaux de bienfaisance. Son épitaphe,
dans le cimetière d'Ixelles, le présente
comme l'ami des pauvres, mais il aimait aussi que
des que rues ou places portent son nom.
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1.
La rue Ferdinand Nicolay.
2.
La rue Malaise.
3. L'emplacement de la première maison
communale, avec tout près, dès 1880, une
école ( là où s'élèvent
aujourd'hui les buildings, le long d'une ruelle qui
montait vers la rue Tout-Va-Bien ).
4. L'école communale
Tout-Va-Bien, construite dès 1912.
5.
L'actuelle maison communale. |
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L'hôtel
communal construit dès 1902, qui sera détruit
par un V1 en 1944. |
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De
nos jours ( 2004 ), construit de 1950
à 54 et rénové en 1990. |
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1949
: cultures maraîchères et céréalières
(blé) au centre de la commune, à deux
pas de la maison communale.
Les
terrains agricoles de Saint-Nicolas, au début
du XXème siècle, constituent toujours
le « jardin » approvisionnant les marchés
de Liège.
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Aspect
champêtre de la commune de Saint-Nicolas
au début du XXème siècle. |
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Une
vue semblable un siècle
plus tard. |
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Une
ferme rue Saint-Nicolas en 1964. |
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Le
même endroit en 2008. |
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La
photo ci-contre montre certes, à l'arrière-plan,
un paysage bocager, mais elle a été
prise du haut d'un terril, crassier qui symbolise
une autre forme d'activité économique,
industrielle celle-là : l'extraction de la
houille ( du charbon ).
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Les
houillères :
Au
cours
du XIXème siècle, ce sont les charbonnages qui
permettent le développement de la région...
...
comme le rappelle ce vitrail de la maison communale de Saint-Nicolas,
réalisé par Oscar CONDEZ d'après un dessin
de Jean MÜLLER ( Né à Montegnée
en 1904,
décédé en 1977 ).

Les
terrils appartiennent d'ailleurs au paysage
( photo prise depuis les Grands Champs ) :

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Le
charbonnage du Bonnet vers 1910.
Ancienne exploitation déjà citée
au XIVème siècle, le site du Bonnet
( dans les environs des actuelles rues du Bonnet et
Grimbérieux ) est remis en activité
en 1849. Il fermera en 1930.
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Dès
1875, la direction du charbonnage de la Haye ( Saint-Gilles
) gère la bure Piron
( une bure est un puits de mine ), près du quartier des
Grands Champs :
Le
charbonnage Piron en 1927. |
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La
rue Piron en 2008 ( et marquée d'une flèche
: la rue de la houillère ). |
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En
1884, le charbonnage de l'Espérance ( Montegnée
) ouvre un nouveau siège à
Saint-Nicolas, le long de la voie ferrée Ans-Flémalle
; les gens le surnomment
la « beur al djote »,
la « bure aux choux », car les mineurs s'y plaignent
de la friabilité des couches de charbon, qui éclatent
« comme des choux pris par la gelée ».
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La
« beur al djote » vue du pont Saint-Nicolas,
un an après sa fermeture en 1974.
L'ancienne
tranchée du chemin de fer en 2008 ( à
l'horizon, un ancien terril ).

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En
1946, un protocole d'accord entre Bruxelles et Rome aboutit
à l'arrivée, dans nos régions, de nombreux
travailleurs italiens, dans le cadre d'un programme intitulé
« des hommes contre du charbon ».
À
Saint-Nicolas, un baraquement est construit sur le site du
Bonnet, houillère fermée depuis 1930, pour loger
les mineurs immigrés qui travaillent dans le charbonnage
du Gosson à Montegnée.
Photo
de 1949 montrant le camp aménagé pour
les mineurs immigrés. À gauche, le terril
du Bonnet ; à droite, la « belle-fleur
» du Gosson n°1  |
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Le
site du Bonnet actuellement (2008), assaini et transformé
en centre sportif  |
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En
1951, les Italiens représentent 799 habitants
sur un total d'environ 6450
( 12,4% ). Leurs descendants constituent actuellement
( 2008 ) la moitié de la population locale.
Les
abris précaires en tôle du camp italien
du Bonnet 
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Qui
douterait que la commune comporte une importante communauté
italienne ? Le Mondial de foot est là pour le
rappeler ( photos prises en juin 2006 rue de Tilleur,
dans le quartier Saint-Gilles
). |
Pour
des renseignements complémentaires concernant
la partie de Saint-Nicolas du côté de Saint-Gilles
( Grands Champs, Tout-Va-Bien ), consultez la rubrique
« Mon
quartier ». |
Montegnée
L'ancienne commune de Montegnée a été
intégrée à Saint-Nicolas à la
suite de la fusion des communes opérée le 1er
janvier 1977, remembrement du territoire belge mené
à son terme par le ministre de l'Intérieur social-chrétien
Joseph MICHEL.
On
ignore si l'étymologie mot « Montegnée
» se réfère au relief local ou à
une famille ancienne ayant légué son nom. Quoi
qu'il en soit, les habitants sont appelés les Montagnards.
Au Moyen Âge, Montegnée partage le même
sort que Saint-Nicolas : des forêts ( le bois de Saint-Lambert
et celui de Glain ), défrichées dès le
XIIème siècle.
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Au
XVIIIème siècle, on signale déjà
des
« trous de houille » sur le territoire de
la localité, comme en témoigne cette gravure
de 1796, représentant la fosse du Vieux-Gosson. |
Une
hercheuse au sommet d'un terril, au tout début
du XXème siècle 
À
l'arrière-plan, dans l'ovale rouge, le centre
historique du village de Montegnée, avec l'église
Saint-Lambert, sise place Ferdinand Nicolay, devenue
depuis 1977 la place du Cri du Perron.
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Le
« cri du perron », jadis, était
la proclamation en place publique, pour en avertir
la population, des ordonnances, interdictions ou condamnations...
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La
place Ferdinand Nicolay en 1940. À gauche, la
maison du peuple inaugurée en 1932, avec salle
de spectacles et de cinéma. |
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La
place Cri du Perron en 2008. La façade de la
maison du peuple est classée depuis 1974. |
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L'église
Saint-Lambert de Montegnée a été bâtie
en 1873-75. Fortement endommagée par le tremblement de
terre de novembre 1983, elle a été démolie
en 1984.
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Avant
le tremblement de terre de 1983.
De
nos jours (2008).

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Le
Gosson :
Aux
XVIème et XVIIème siècles déjà,
on signale de petites bures dans les campagnes qui descendent
du plateau du Homvent vers Jemeppe. On les appelle le Gosson,
l'Agace, le Petit Corbeau, Chantraine ou Murébure...
L'origine
du mot « Homvent » est incertaine, mais
il pourrait s'agir d'une forme ancienne de «
humer le vent », cet endroit constituant un
passage naturel du vent aspiré vers la vallée.
Le
terme « gosson », à l'époque,
désigne le conducteur d'un cheval chargé
de sacs de charbon ; en wallon, pareil cheval se dit
« chivâ d'gosson ».
«
Agace » ou « Agasse » étaient
des termes servant à désigner une pie.
L'appellation « Chantraine » pourrait
provenir d'une déformation de l'expression
wallonne « è tchant'rinne » ( «
chante raine », en rapport avec le coassement
des grenouilles).
Une
bure était un puits de mine ; certains de ces
puits étaient renforcés d'un revêtement
en briques, d'où l'expression « Murébure
».
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Dans
le courant du XIXème siècle, c'est la société
Gosson-Lagasse ( l'orthographe du deuxième nom a changé
) qui s'impose, absorbant les autres petites bures et acquérant
des concessions sous Grâce et Jemeppe ; dès 1877,
on cite deux sites d'exploitation : le Gosson n°1 et le
Gosson n°2, le premier au sommet et le second au bas de
l'actuelle rue Lamay.
Le
lieu-dit « â lâmê» est
cité dès le XVIème siècle.
En ancien wallon, le mot « Lamê »
désignait un tribart, le triangle en bois que
l'on mettait au cou d'un animal pour l'empêcher
de traverser les haies. L'endroit, autrefois, était-il
connu pour son bétail ainsi équipé,
ou le terrain avait-il tout simplement la forme d'un
triangle ?
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Sur
cette vue datant de la première partie du XXème
siècle, on aperçoit, à droite,
la rue Pavé du Gosson qui mène au charbonnage
Gosson n°1  |
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Dès
le début des années 1960, les campagnes
commencent à s'urbaniser. La photo ci-dessous
date de 2008 : à droite, la rue Pavé du
Gosson ; à gauche du bosquet, la rue André
Renard ; à gauche encore, la flèche désigne
l'endroit où débouche la rue du Homvent
en provenance de la vallée ( il s'agit du chemin
de terre marqué d'une croix sur la photo précédente
)  |
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La
rue Pavé du Gosson ( « pavèye
dè gosson » ) est un ancien chemin de
la fin du XVIIIème siècle, aménagé
et pavé aux frais de la houillère du
Gosson, voie carrossable permettant le transport du
charbon de l'exploitation à la chaussée
de Montegnée ( l'actuelle rue Saint-Nicolas
).
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La
rue Pavé du Gosson vers 1930. |
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En
2008. |
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Le
Gosson n°1 a fermé ses portes en 1959. Sa
belle-fleur a finalement été démolie
en 1974 ( photo des lieux à l'abandon peu avant
leur destruction ). |
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L'endroit
n'est plus qu'un terrain vague dont une partie est utilsée
par les services de la voirie. |
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L'entrée
principale du Gosson n°2
en 1937. |
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Le
même endroit en 2008, tout en bas de la rue Lamay. |
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Dès
2007, le site déserté du Gosson n°2
a connu des travaux de réaménagement dans
le cadre du projet Interreg III de
la Route des Terrils, projet qui vise à restaurer
les sites charbonniers pour les rendre accessibles aux
promeneurs et à y promouvoir un tourisme doux,
en harmonie avec la biodiversité du paysage.
Depuis septembre 2008, le vieux lavoir du Gosson n°2,
un des rares témoins de l'exploitation minière
sur le territoire de la commune, est devenu le centre
d'accueil d'un parc pédagogique à la fois
historique et environnemental.
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Le
projet. |
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Le
chantier 15 jours avant l'inauguration. |
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Le
lavoir en cours de restauration ( 2008 ) 
Ce
bâtiment n'était pas destiné au
lavage du charbon ; il abritait des douches, ainsi
que le vestiaire des mineurs, surnommé
la « salle des pendus ».
L'appellation
était due au fait que les travailleurs attachaient
leurs habits à une corde et les hissaient au
plafond.
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Représentation
artistique d'un tel vestiaire à l'intérieur
du lavoir restauré du Gosson 2. |
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Le
site du Gosson n°2 en pleine activité (le
cercle indique le lavoir) ; cette houillère a
fermé ses portes en 1966  |
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Le
même paysage en mai 2008, vu du terril n°2,
pendant les travaux de réaménagement du
vieux lavoir  |
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Le
site vu cette fois du terril n°1 (photo du 28 septembre
2008, lors du week-end d'inauguration)  |
|
Le site pédagogique et environnemental du Gosson a été
officiellement ouvert au public le week-end des 27 et 28 septembre
2008. Des photos de ces journées festives figurent dans
mon
blog concernant la commune de Saint-Nicolas, dans une rubrique
postée le 29/09/2008.
Le
Pansy :
C'est
le développement des houillères qui
a engendré celui de ce quartier.
Place
Renan, un monument rappelle le passé houiller
de l'endroit. Il s'agit d'un wagonnet surmonté
de la silhouette d'un mineur les outils à la
main 
Le
Pansy est actuellement l'un des quartiers à
forte dominante italienne.
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Quelle
est l'origine du nom « Pansy » ? Une charte
du monastère de Saint-Gilles, datée
de 1341, prouve l'existence à cet endroit d'un
puits de mine, citant l'exploitation de la veine «
panechier à Petit Montegnée ».
Au cours des siècles, la graphie de
« panechier » a évolué en
« panchier », « pansier »,
puis « pansy ».
La
place Renan est, depuis 1929, le coeur du Pansy ;
elle porte le nom de Joserph Ernest RENAN, philosophe
et historien français du XIXème siècle.
L'église qui s'y trouve, dite l'église
du Lamay, est dédiée à saint
Joseph ; elle date de 1931.
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La
place Renan et l'église Saint-Joseph en 1948
( à l'arrière-plan, on aperçoit
les installations du charbonnage Gosson n°1 ). |
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Le
même endroit soixante ans
plus tard. |
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L'Espérance
:
Qui
pense « Espérance », à Liège
et environs, pense à la clinique du même nom
établie rue Saint-Nicolas à Montegnée.
La
rue Saint-Nicolas ( à gauche : la clinique ),
fermée ce matin-là, le 22 avril 2008,
à cause du braquage du magasin Aldi situé
un peu plus loin  |
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La
clinique de l'Espérance appartient au groupe
CHC ( Centre Hospitalier Chré-
tien
), qui gère diverses cliniques et maisons de
repos en province de Liège.

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Cette
clinique a été fondée en 1909. Au départ,
il s'agit d'un dispensaire pour les mineurs des charbonnages
de l'Espérance et de Bonne Fortune, charbonnages qui
se trouvent à proximité.
L'actuelle
impasse de l'Espérance est, dès 1870,
le chemin d'accès à la houillère
du même nom. Les patrons y ont fait construire
de petites maisons pour leurs travailleurs
|
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Le
siège de l'Espérance a cessé toute
activité en 1973. La
plupart des maisons ouvrières ont subsisté,
mais l'impasse n'aboutit plus qu'à un terrain
vague  |
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Le
site de l'Espérance en 1977, abandonné
et prêt au dynamitage définitif 
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La
cour intérieure du charbonnage de l'Espérance
vers 1950.

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Mars
1961 : la Princesse Paola, jeune épouse du
Prince Albert ( l'actuel roi Albert II ), visite un
charbonnage de Montegnée et descend à
700 mètres assister au dur travail des mineurs.
Elle
est d'origine italienne et retrouve dans la fosse
de nombreux compatriotes.
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Dans
ce quartier, l'espace vert qu'on appelle le parc de
Montegnée n'est en fait que l'ancien terril
de l'Espérance, converti en lieu de promenade
et centre d'activités pédagogiques concernant
la faune et la flore.
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La
vue aérienne ci-dessus a été obtenue grâce
à Live
Search Maps de Microsoft.
L'entrée
principale du parc, avec parking, aménagée
au coin des rues Jean Jaurès et Pasteur. |
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Un
début de promenade accessible par la rue Jospeh
dejardin, à proximité de la clinique de
l'Espérance. |
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Tête
de Boeuf :
Le
carrefour Tête de Boeuf ( en wallon
« tièsse di boûf » ) tient
son nom de l'enseigne d'une boucherie,
devenue café. |
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La
flèche, sur la photo ci-dessus, indique que l'on passe
de la chaussée de Gaulle à la chaussée
Churchill, laquelle se prolonge par la chaussée Roossevelt.
Ces appellations datent du lendemain de la seconde guerre
mondiale. Tous ces tronçons, autrefois, constituaient
la « Chaussée », déjà citée
au XVIème siècle comme voie importante de Liège
( Sainte-Marguerite ) à la Hesbaye.
La
« Chaussée » au tout début
du XXème siècle. À droite : la
maison Planchar ( maison de maître bâtie
à la fin du XVIIème siècle par
Pierre Planchar, riche exploitant de houille ). |
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Les
chaussées de Gaulle et
Churchill en 2008. |
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La
chaussée de Gaulle ( vue du carrefour Tête
de Boeuf ) à la suite du tremblement de terre
du 8 novembre 1983. |
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Le
même endroit vingt ans plus tard. |
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La
« Chaussée » au lieu-dit
« la Chapelle » ( appellation justifiée
par l'oratoire sur la gauche de la photo ). En ce tout
début du XXème siècle, la rue principale
de Montegnée prend des airs de modernité
avec le passage des trams  |
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La
chaussée Churchill un siècle plus tard,
avec la chapelle ( dans le cercle rouge ) et le monument
aux morts qu'on lui a adjoint en mémoire des
disparus des deux guerres mondiales  |
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Sur
la photo ci-dessus, on aperçoit un magasin de spiritueux
appelé « l'Espérance Commerciale ».
La distillerie portant ce nom, installée à l'arrière
du bâtiment visible sur la photo, remonte à 1826
et produit le fameux pèkèt de Montegnée.
Fin
XIXème ou début XXème siècle
: le tonneau rempli de genièvre est chargé
sur la charrette ; le livreur de pèket va pouvoir
entamer sa tournée. |
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La
même cour en 2008, mais vue dans l'autre sens.
Les garages, dans le fond, ont remplacé les écuries
d'antan. |
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Tilleur
L'ancienne
commune de Tilleur, elle aussi, a été intégrée
à Saint-Nicolas à la suite de la fusion des
communes de janvier 1977.
Cliquez
ICI
pour ouvrir le site de Patrice BONHIVERT, site extrêmement
intéressant qui comporte de nombreuses cartes
postales anciennes de Tilleur. |
Pour
descendre à Tilleur depuis mon quartier ( Saint-Gilles
/ Grands Champs ), on peut emprunter la rue Ferdinand Nicolay
ou la rue Bordelais.
La
rue Ferdinand Nicolay au début
du XXème siècle. |
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Le
même endroit un siècle plus tard. |
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Rue
Bordelais en 1921 : construction de maisons ouvrières. |
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Le
même endroit en pleine rénovation en 2008. |
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Le
nom de Ferdinand NICOLAY a déjà été
évoqué au début de la rubrique
concernant Saint-Nicolas.
Quant
à la rue Bordelais, son nom évoquerait
les vignobles qui couvraient autrefois les pentes
du coteau.
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D'autres
endroits rappellent l'existence de vignes dans le
passé. La « Torette », magnifique
bâtisse de l'actuelle rue Chiff d'Or, est située
dans un lieu dit « sous les vignes ».
La « Torette » doit son nom à
sa tour carrée. Elle a été construite
au début du XVIIème siècle par
les Frères Guillemins
(ou Guillemites) , pour leur servir probablement
de maison de repos.
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Le
nom de « Chiff d'Or » provient
de « Chievre » ou
« Chyvre d'or » ( la « chèvre
d'or ») , appellation d'un vignoble
déjà citée au XIVème
siècle.
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Lors de l'Exposition
Universelle de Liége en 1905, la «
maison de Tilleur », inspirée par la
« Torette », a fait partie de la reconstitution
du « Vieux-Liége » 
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Les
vignobles ont disparu vers 1850-60, pour faire place
aux exploitations houillères ; celles-ci ont
à leur tour cessé leurs activités
dans la seconde moitié du XXème siècle.
Actuellement ( photo de 2007 ), la « Torette »
fait face à des terrains vagues, en cours de
reconversion industrielle. Dans le fond, la rue de la
Cité comporte d'anciennes maisons ouvrières,
et des terrils boisés rappellent le passé
houiller de la région  |
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La place Francisco Ferrer :
Quand
on descend de Saint-Nicolas par la rue Bordelais,
on arrive à la place Ferrer, où se trouve
l'école primaire et maternelle Saint-Hubert.
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La
place Ferrer s'appelait autrefois la place du Couvent,
vu la présence des religieuses à l'origine
de l'école catholique Saint-Hubert. Ce fut
en 1912 que le premier conseil communal à majorité
socialiste décida d'en modifier l'appellation.
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Le
couvent au tout début
du XXème siècle. |
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L'école
de nos jours
( photo de 2008 ). |
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La
place vue de la rue de la Station :
Au
tout début du XXème siècle. |
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En
2008. |
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«
Li rodje pompe » ( la pompe rouge ) de la place
Ferrer vers 1920.
À
l'époque ( l'eau « du robinet »
ne sera installée qu'en 1923 ), on se ravitaillait
en eau potable à l'une de ces pompes communales.
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La
place d'Italie :
C'est
en 1937 que cette place est aménagée sur le
parcours de la rue de la Station, à la hauteur de la
gare des chemins de fer installée là depuis
la fin du XIXème siècle. Elle prend tout naturellement
le nom de place de la Gare. À l'époque, on se
réjouit de cette transformation qui « permet
enfin au quartier de disposer d'une place publique digne de
ce nom ».
La
gare désaffectée depuis longtemps, le lieu a
été rebaptisé place d'Italie en 2006,
pour rendre hommage à l'importante communauté
italienne installée dans la commune.
Aucune
manifestation officielle n'ayant marqué, en 2006, le
changement de nom de la place, une inauguration tardive a
eu lieu en avril 2008, en présence du chanteur Frédéric
François, originaire de la localité. À
cette occasion, un olivier de 150 ans a été
planté dans un ilôt de la place.
La
gare ferroviaire au début
du XXème siècle, le long de la rue se
la Station élargie à cet endroit. |
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La
gare en 2008, désaffectée, murée
et taggée. La place d'Italie, en compensation,
sert de gare des bus. |
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La
rue de la Station, en face de la gare, pendant les inondations
de 1925-26. |
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Le
même endroit en 2008. À l'avant-plan, l'olivier
centenaire. |
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La
rue Ferdinand Nicolay :
La
rue Ferdinand Nicolay est une longue voirie qui relie les
hauteurs de Saint-Gilles au bas de Tilleur.
À
Tilleur, le tronçon que l'on va apercevoir sur les
documents ci-après porte ce nom depuis 1852. L'endroit
était autrefois dénommé « au pont
de pierre », à cause d'un pareil édifice
sur l'ancien ruisseau du Horloz, qui provenait de Saint-Nicolas
et allait se jeter dans la Meuse.
La
rue Ferdinand Nicolay en 1916. La croix indique l'entrée
de la rue du Cimetière ; la flèche montre
l'ancienne administration communale ( quand Tilleur
était une commune distincte ), détruite
en 1979. |
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Le
même endroit en 2008. |
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L'église Saint-Hubert :
La
première église de Tilleur trouverait ses origines
au tout début du IXème siècle, époque
à laquelle elle aurait abrité les reliques de
saint Hubert, évêque fondateur de la ville de
Liège, avant qu'elles ne soient transférées,
en 825, dans la ville ardennaise qui lui doit son nom. Ce
lieu de culte originel, simple chapelle au départ,
puis agrandie dès le XIIème siècle, se
trouvait plus près de la Meuse ; une rue
« Vieille Église » en témoigne.
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La
vue colorisée ci-contre nous montre l'église
Saint-Hubert construite en 1865 et démolie
en 1989. À son emplacement, de nos jours, c'est
la rampe d'accès au viaduc qui surplombe le
chemin de fer :

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L'église
1865-1989. |
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Sa
remplaçante ( photo de 2006 ), située
un peu plus loin. |
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L'église
vue depuis la rue Vinâve au début du XXème
siècle. Elle est proche des installations du
charbonnage du Horloz. |
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La
même perspective en 2008. Le charbonnage a disparu
depuis longtemps, et c'est la nouvelle église
que l'on aperçoit. |
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La
houillère du Horloz :
Le
premier charbonnage du Horloz est ouvert en 1798 au
pied de la colline Malgarny, au lieu dit « è
frédèrik », du nom de Frédéric
Braconier, son fondateur. L'exploitation se développe
considérablement tout au long du XIXème
siècle.
La
houillère au pied du Malgarny
en 1909 
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Le
charbonnage en 1904 (à remarquer, sur la gauche,
l'ancienne église Saint-Hubert de
1865) |
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«
Horloz » est le nom d'un ancien ruisseau qui
descendait des hauteurs de Saint-Nicolas pour se jeter
dans la Meuse à Tilleur, où ses eaux
réputées potables alimentaient des fontaine
publiques.
«
Horloz » serait une altération de «
hore » ou « xhorre », vieux mot
liégeois désignant un canal d'écoulement
des eaux.
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Les
charbonnages, dès le XIXème siècle,
ne sont pas la seule activité industrielle de
la région. La gravure ci-contre, datant de 1850,
montre la Société Anonyme des Hauts Fourneaux
de Sclessin, ainsi appelée malgré que
la plus grande partie des installations se situe sur
le territoire de Tilleur, comme en témoigne la
présence toute proche de l'église Saint-Hubert
( emplacement, dans le cercle rouge, avant 1865 ). |
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Ce
sont ces hauts fourneaux qui, en se développant, donneront
naissance, en bord de Meuse, aux aciéries d'Angleur-Athus,
puis à Ferblatil ( Fer Blanc Tilleur ), usine absorbée
actuellement par le goupe Arcelor-Mital.
La
rue des martyrs :
La
rue de Liège devenue la rue des Martyrs après
1912  |
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La
rue des martyrs en 2008  |
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La
création de cette artère remonte au milieu du
XVIIIème siècle, comme « chemin nouveau
pour aller sur Sclessin », mais c'est Napoléon,
en 1806, qui lui confère vraiment de l'importance pour
faciliter le trafic militaire entre Huy et Liège.
Au
début, la route prend naturellement le nom de «
rue de Liège ». C'est en 1912 que le conseil
communal, devenu majoritairement socialiste, change son nom
en « rue des Martyrs », pour commémorer
les événements de 1892, quand les mineurs du
charbonnage du Horloz se sont mis en grève, et que
la gendarmerie est intervenue en tirant sur les manifestants.
La rue des Martyrs du côté de Sclessin :
Le
quai du Halage :
Un
chemin de halage, autrefois, permettait aux
hommes ou chevaux de tirer les péniches
à l'aide de cordages.
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La
berge portuaire de Tilleur, dans le seconde partie
du XIXème siècle et dans la première
du XXème, sert au transport du charbon et des
bois de charpente pour les mines.
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Le
quai du halage au début du XXème siècle
et en 2008  |
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La
rue Vinâve :
L'ancien
mot wallon « vinâve » ( du larin «
vicinabile », «avoisinant » ) s'applique
le plus souvent à la rue la plus importante d'un hameau
ou d'un quartier.
La
rue Vinâve, dans le passé, est effectivement
le
chemin principal traversant Tilleur. À la fin du XIXème
siècle et au début du XXème, elle connaît
son âge d'or commercial, profitant de l'essor industriel
de la localité. Ses activités périclitent
après la seconde guerre mondiale, avec l'aménagement
routier du quai du Halage ( 1947 ) et le déplacement
des commerces de l'autre côté de la voie ferrée,
au pied du Vieux Thier.
La
même perspective avant et après les inondations
de 1925-1926. La station de pompage fait partie, dès
1928, des mesures adoptées pour empêcher
à l'avenir
ce genre de catastrophe 
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