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1.
La rue Saint-Nicolas.
2.
La rue des Noyers.
3. Le pont Saint-Nicolas, sur l'ancienne tranchée
du chemin de fer Flémalle-Ans, qui desservait
autrefois les charbonnages de la région.
4. L'ancienne tranchée
de chemin de fer.
|
La vue aérienne ci-dessus a été obtenue grâce
à Live
Search Maps de Microsoft.
La
rue des Bons Buveurs tire son nom d'une ancienne houillère
du XVIIIème siècle, elle-même ainsi
dénommée à cause de la proximité
d'un estaminet très fréquenté par
les charretiers et clients de la fosse. Au début
du chemin, se trouvait un « flot », c'est-à-dire
une grande mare.
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| Le
coin des rues Saint-Nicolas et des Bons Buveurs en 1910. |
|
Le
même endroit en 2008. |
| La
rue Saint-Nicolas ( avec la rue
des Bons buveurs à gauche ) dans les années
1950. |
|
Le
même endroit en 2008. À gauche, le café
des Bons Buveurs a changé son panneau Stella Artois
pour Jupiler !. |
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L'église
Saint-Nicolas en réfection après les dommages
causés par les V1 en 1945 |
|
C'est
en 1876 qu'une nouvelle église, toujours dédiée
au saint patron des enfants sages, est consacrée
rue Fransciso Ferrer.
L'église
Saint-Nicolas à la fin
du XIXème siècle.
|
La
rue de l'église porte le nom de Francisco Ferrer,
libre penseur catalan (1859-1909) qui fut fusillé
à cause de ses idées républicaines
et laïques, en opposition au conservatisme religieux
du roi d'Espagne Alphonse XIII.
À
l'emplacement de la rue Lhonneux se trouvait jadis un
lieu-dit appelé « è l'ôneû
» en wallon, ce qui permet de supposer l'existence
à cet endroit d'un bois d'aulnes faisant partie
de la grande forêt de Glain. Ce lieu-dit a engendré
le patronyme
« Lhoneux », pour désigner une famille
installée là depuis le XVIème siècle.
|
La
maison communale :
La
première maison communale de Saint-Nicolas se trouvait
à l'angle des actuelles rues Malaise et Ferdinand Nicolay.
Immensément riche,
Ferdinand NICOLAY ( Stavelot 1772 - Bruxelles 1854 )
se montra fort généreux à l'égard
de nombreux bureaux de bienfaisance. Son épitaphe,
dans le cimetière d'Ixelles, le présente
comme l'ami des pauvres, mais il aimait aussi que des
que rues ou places portent son nom.
|
1.
La rue Ferdinand Nicolay.
2.
La rue Malaise.
3. L'emplacement de la première maison communale,
avec tout près, dès 1880, une école ( là
où s'élèvent aujourd'hui les buildings,
le long d'une ruelle qui montait vers la rue Tout-Va-Bien ).
4. L'école communale Tout-Va-Bien,
construite dès 1912.
5.
L'actuelle maison communale.
| L'hôtel
communal construit dès 1902, qui sera détruit
par un V1 en 1944. |
|
De
nos jours ( 2004 ), construit de 1950
à 54 et rénové en 1990. |
1949
: cultures maraîchères et céréalières
(blé) au centre de la commune, à deux pas de la
maison communale.
Les
terrains agricoles de Saint-Nicolas, au début du XXème
siècle, constituent toujours le « jardin »
approvisionnant les marchés de Liège.
La
photo ci-contre montre certes, à l'arrière-plan,
un paysage bocager, mais elle a été prise du haut
d'un terril, crassier qui symbolise une autre forme d'activité
économique, industrielle celle-là : l'extraction
de la houille ( du charbon ).
Les
houillères :
Au
cours
du XIXème siècle, ce sont les charbonnages qui
permettent le développement de la région...
...
comme le rappelle ce vitrail de la maison communale de Saint-Nicolas,
réalisé par l'artiste Jean MÜLLER ( Né
à Montegnée en 1904, décédé
en 1977 ).
Les
terrils appartiennent d'ailleurs au paysage
( photo prise depuis les Grands Champs ) :
Le
charbonnage du Bonnet vers 1910.
Ancienne exploitation déjà citée au XIVème
siècle, le site du Bonnet ( dans les environs des actuelles
rues du Bonnet et Grimbérieux ) est remis en activité
en 1849. Il fermera en 1930.
Dès
1875, la direction du charbonnage de la Haye ( Saint-Gilles
) gère la bure Piron
( une bure est un puits de mine ), près du quartier des
Grands Champs :
Le
charbonnage Piron en 1927. La
rue Piron en 2008 ( et marquée d'une flèche :
la rue de la houillère ).
En
1884, le charbonnage de l'Espérance ( Montegnée
) ouvre un nouveau siège à
Saint-Nicolas, le long de la voie ferrée Ans-Flémalle
; les gens le surnomment
la « beur al djote »,
la « bure aux choux », car les mineurs s'y plaignent
de la friabilité des couches de charbon, qui éclatent
« comme des choux pris la gelée ».
La
« beur al djote » vue du pont Saint-Nicolas, un an
après sa fermeture en 1974.
L'ancienne
tranchée du chemin de fer en 2008 ( à l'horizon,
un ancien terril ).
En
1946, un protocole d'accord entre Bruxelles et Rome aboutit
à l'arrivée, dans nos régions, de nombreux
travailleurs italiens, dans le cadre d'un programme intitulé
« des hommes contre du charbon ».
À
Saint-Nicolas, un baraquement est construit sur le site du Bonnet,
houillère fermée depuis 1930, pour loger les mineurs
immigrés qui travaillent dans le charbonnage du Gosson
à Montegnée.
Photo
de 1949 montrant le camp aménagé pour les mineurs
immigrés. À gauche, le terril du Bonnet ; à
droite, la « belle-fleur » du Gosson n°1
Le
site du Bonnet actuellement (2008), assaini et transformé
en centre sportif
En
1951, les Italiens représentent 799 habitants sur un
total d'environ 6450
( 12,4% ). Leurs descendants constituent actuellement ( 2008
) la moitié de la population locale.
Les
abris précaires en tôle du camp italien du Bonnet
Qui
douterait que la commune comporte une importante communauté
italienne ? Le Mondial de foot est là pour le rappeler
( photos prises en juin 2006 rue de Tilleur, dans le quartier
Saint-Gilles
).
Montegnée
L'ancienne commune de Montegnée a été intégrée
à Saint-Nicolas à la suite de la fusion des communes
opérée le 1er janvier 1977, remembrement du territoire
belge mené à son terme par le ministre de l'Intérieur
social-chrétien Joseph MICHEL.
On
ignore si l'étymologie mot « Montegnée »
se réfère au relief local ou à une famille
ancienne ayant légué son nom. Quoi qu'il en soit,
les habitants sont appelés les Montagnards.
Au Moyen Âge, Montegnée partage le même sort
que Saint-Nicolas : des forêts ( le bois de Saint-Lambert
et celui de Glain ), défrichées dès le
XIIème siècle.
Au
XVIIIème siècle, on signale déjà des
« trous de houille » sur le territoire de la localité,
comme en témoigne cette gravure de 1796, représentant
la fosse du Vieux-Gosson.
Une
hercheuse au sommet d'un terril, au tout début du XXème
siècle
À
l'arrière-plan, dans l'ovale rouge, le centre historique
du village de Montegnée, avec l'église Saint-Lambert,
sise place Ferdinand Nicolay, devenue depuis 1977 la place du
Cri du Perron.
Le
« cri du perron », jadis, était la
proclamation en place publique, pour en avertir la population,
des ordonnances, interdictions ou condamnations...
|
La
place Ferdinand Nicolay en 1940. À gauche, la maison
du peuple inaugurée en 1932, avec salle de spectacles
et de cinéma.
La
place Cri du Perron en 2008. La façade de la maison du
peuple est classée depuis 1974.
L'église
Saint-Lambert de Montegnée a été bâtie
en 1873-75. Fortement endommagée par le tremblement de
terre de novembre 1983, elle a été démolie
en 1984.
Le
Gosson :
Aux
XVIème et XVIIème siècles déjà,
on signale de petites bures dans les campagnes qui descendent
du plateau du Homvent vers Jemeppe. On les appelle le Gosson,
l'Agace, le Petit Corbeau, Chantraine ou Murébure...
L'origine
du mot « Homvent » est incertaine, mais
il pourrait s'agir d'une forme ancienne de « humer
le vent », cet endroit constituant un passage
naturel du vent aspiré vers la vallée.
Le
terme « gosson », à l'époque,
désigne le conducteur d'un cheval chargé
de sacs de charbon ; en wallon, pareil cheval se dit
« chivâ d'gosson ».
«
Agace » ou « Agasse » étaient
des termes servant à désigner une pie.
L'appellation « Chantraine » pourrait provenir
d'une déformation de l'expression wallonne «
è tchant'rinne » ( « chante raine
», en rapport avec le coassement des grenouilles).
Une
bure était un puits de mine ; certains de ces
puits étaient renforcés d'un revêtement
en briques, d'où l'expression « Murébure
».
|
Dans
le courant du XIXème siècle, c'est la société
Gosson-Lagasse ( l'orthographe du deuxième nom a changé
) qui s'impose, absorbant les autres petites bures et acquiérant
des concessions sous Grâce et Jemeppe ; dès 1877,
on cite deux sites d'exploitation : le Gosson n°1 et le
Gosson n°2, le premier au sommet et le second au bas de
l'actuelle rue Lamay.
Le
lieu-dit « â lâmê» est
cité dès le XVIème siècle.
En ancien wallon, le mot « Lamê »
désignait un tribart, le triangle en bois que
l'on mettait au cou d'un animal pour l'empêcher
de traverser les haies. L'endroit, autrefois, était-il
connu pour son bétail ainsi équipé,
ou le terrain avait-il tout simplement la forme d'un
triangle ?
|
Sur
cette vue datant de la première partie du XXème
siècle, on aperçoit, à droite, la rue Pavé
du Gosson qui mène au charbonnage Gosson n°1
Dès
le début des années 1960, les campagnes commencent
à s'urbaniser. La photo ci-dessous date de 2008 : à
droite, la rue Pavé du Gosson ; à gauche du bosquet,
la rue André Renard ; à gauche encore, la flèche
désigne l'endroit où débouche la rue du
Homvent en provenance de la vallée ( il s'agit du chemin
de terre marqué d'une croix sur la photo précédente
).
La
rue Pavé du Gosson ( « pavèye dè
gosson » ) est un ancien chemin de la fin du XVIIIème
siècle, aménagé et pavé
aux frais de la houillère du Gosson, voie carrossable
permettant le transport du charbon de l'exploitation
à la chaussée de Montegnée ( l'actuelle
rue Saint-Nicolas ).
|
Le
Gosson n°1 a fermé ses portes en 1959. Sa belle-fleur
a finalement été démolie en 1974 ( photo
des lieux à l'abandon peu avant leur destruction ).
Ces
espaces boisés sont les restes des terrils du Gosson
n°1, vus de la place Émile Vandervelde et de la rue
Chantraine.
L'entrée
principale du Gosson n°2
en 1937. Le
même endroit en 2008, tout en bas de la rue Lamay.
Depuis
2007, le site déserté du Gosson n°2 est en
cours de réaménagement dans le cadre du projet
Interreg III de
la Route des Terrils, projet qui vise à restaurer
les sites charbonniers pour les rendre accesibles aux promeneurs
et à y promouvoir un tourisme doux, en harmonie avec
la biodiversité du paysage.
Le vieux lavoir du Gosson n°2, un des rares témoins
de l'exploitation minière sur le territoire de la commune,
va devenir le centre d'accueil d'un parc pédagogique
à la fois historique et environnemental
.
Le
site du Gosson n°2 en pleine activité ; il fermera
ses portes en 1966.
Le
paysage en mai 2008, pendant les travaux de réaménagement
du vieux lavoir.
Le
Pansy :
C'est
le développement des houillères qui a engendré
celui de ce quartier.
Place
Renan, un monument rappelle le passé houiller de l'endroit.
Il s'agit d'un wagonnet surmonté de la silhouette d'un
mineur les outils à la main
Le
Pansy est actuellement l'un des quartiers à forte dominante
italienne.
Quelle
est l'origine du nom « Pansy » ? Une charte
du monastère de Saint-Gilles, datée de
1341, prouve l'existence à cet endroit d'un puits
de mine, citant l'exploitation de la veine « panechier
à Petit Montegnée ». Au cours des
siècles, la graphie de
« panechier » a évolué en
« panchier », « pansier », puis
« pansy ».
La
place Renan est, depuis 1929, le coeur du Pansy ; elle
porte le nom de Joserph Ernest RENAN, philosophe et
historien français du XIXème siècle.
L'église qui s'y trouve, dite l'église
du Lamay, est dédiée à saint Joseph
; elle date de 1931.
|
La
place Renan et l'église Saint-Joseph en 1948 ( à
l'arrière-plan, on aperçoit les installations du
charbonnage Gosson n°1 ).
L'Espérance
:
Qui
pense « Espérance », à Liège
et environs, pense à la clinique du même nom établie
rue Saint-Nicolas à Montegnée.
La
clinique de l'Espérance appartient au groupe CHC ( Centre
Hospitalier Chré-
tien
), qui gère diverses cliniques et maisons de repos en province
de Liège.
Cette
clinique a été fondée en 1909. Au départ,
il s'agit d'un dispensaire pour les mineurs des charbonnages
de l'Espérance et de Bonne Fortune, charbonnages qui
se trouvent à proximité.
L'actuelle
impasse de l'Espérance est, dès 1870, le chemin
d'accès à la houillère du même nom.
Les patrons y ont fait construire de petites maisons pour leurs
travailleurs .
Le
siège de l'Espérance a cessé toute activité
en 1973. La
plupart des maisons ouvrières ont subsisté, mais
l'impasse n'aboutit plus qu'à un terrain vague.
La
cour intérieure du charbonnage de l'Espérance
vers 1950.
Le
site de l'Espérance en 1977, abandonné et prêt
au dynamitage définitif
Mars
1961 : la Princesse Paola, jeune épouse du Prince Albert
( l'actuel roi Albert II ), visite un charbonnage de Montegnée
et descend à 700 mètres assister au dur travail
des mineurs.
Elle
est d'origine italienne et retrouve dans la fosse de nombreux
compatriotes.
Dans
ce quartier, l'espace vert qu'on appelle le parc de Montegnée
n'est en fait que l'ancien terril de l'Espérance, converti
en lieu de promenade et centre d'activités pédagogiques
concernant la faune et la flore.
Tête
de Boeuf :
Le
carrefour Tête de Boeuf ( en wallon
« tièsse di boûf » ) tient son nom de
l'enseigne d'une boucherie,
devenue café.
La
flèche, sur la photo ci-dessus, indique que l'on passe
de la chaussée de Gaulle à la chaussée
Churchill, laquelle se prolonge par la chaussée Roossevelt.
Ces appellations datent du lendemain de la seconde guerre mondiale.
Tous ces tronçons, autrefois, constituaient la «
Chaussée », déjà citée au
XVIème siècle comme voie importante de Liège
( Sainte-Marguerite ) à la Hesbaye.
La
« Chaussée » vers 1910, avec en 1 la maison
Planchar ( maison de maître bâtie à la fin
du XVIIème siècle par Pierre Planchar, riche exploitant
de houille ) et en 2 la chapelle Sainte-Famille des Aumoniers
du Travail ( ceux ayant installé dès 1902 un centre
de formation pour ouvriers dans la maison Planchar ).
Le
site des Aumoniers du Travail a été racheté
par la commune depuis 1967 et transformé en école
communale.
Quant
au lieu de culte, il est devenu église paroissiale depuis
1932.
La
chaussée de Gaulle ( vue du carrefour Tête de Boeuf
) à la suite du tremblement de terre du 8 novembre 1983.
La
« Chaussée » au lieu-dit « la
Chapelle » ( appellation justifiée par l'oratoire
sur la gauche de la photo ). En ce tout début du XXème
siècle, la rue principale de Montegnée prend des
airs de modernité avec le passage des trams
Sur
la photo ci-dessus, on aperçoit un magasin de spiritueux
appelé « l'Espérance Commerciale ».
La distillerie portant ce nom, installée à l'arrière
du bâtiment visible sur la photo, remonte à 1826
et produit le fameux pèkèt de Montegnée.
Fin
XIXème ou début XXème siècle : le
tonneau rempli de genièvre est chargé sur la charrette
; le livreur de pèket va pouvoir entamer sa tournée.
Tilleur
L'ancienne
commune de Tilleur, elle aussi, a été intégrée
à Saint-Nicolas à la suite de la fusion des communes
de janvier 1977.
Cliquez
ICI
pour ouvrir le site de Patrice BONHIVERT, site extrêmement
intéressant qui comporte de nombreuses cartes postales
anciennes de Tilleur. |
Pour
descendre à Tilleur depuis mon quartier ( Saint-Gilles
/ Grands Champs ), on peut emprunter la rue Ferdinand Nicolay
ou la rue Bordelais.
Le
nom de Ferdinand NICOLAY a déjà été
évoqué au début de la rubrique
concernant Saint-Nicolas.
Quant
à la rue Bordelais, son nom évoquerait
les vignobles qui couvraient autrefois les pentes du
coteau.
|
D'autres
endroits rappellent l'existence de vignes dans le passé.
La « Torette », magnifique bâtisse de l'actuelle
rue Chiff d'Or, est située dans un lieu dit « sous
les vignes ».
La « Torette » doit son nom à sa tour
carrée. Elle a été construite au début
du XVIIème siècle par les Frères Guillemins
(ou Guillemites) , pour leur servir probablement de maison
de repos.
Le
nom de « Chiff d'Or » provient de «
Chievre » ou
« Chyvre d'or » ( la « chèvre
d'or ») , appellation d'un vignoble déjà
citée au XIVème siècle.
|
Lors de l'Exposition
Universelle de Liége en 1905, la « maison de
Tilleur », inspirée par la « Torette »,
a fait partie de la reconstitution du « Vieux-Liége
»
Les
vignobles ont disparu vers 1850-60, pour faire place aux exploitations
houillères ; celles-ci ont à leur tour cessé
leurs activités dans la seconde moitié du XXème
siècle. Actuellement ( photo de 2007 ), la « Torette
» fait face à des terrains vagues, en cours de
réaffection industrielle. Dans le fond, la rue de la
Cité comporte d'anciennes maisons ouvrières, et
des terrils boisés rappellent le passé houiller
de la région.
La place Francisco Ferrer :
Quand
on descend de Saint-Nicolas par la rue Bordelais, on arrive à
la place Ferrer, où se trouve l'école primaire et
maternelle Saint-Hubert.
La
place Ferrer s'appelait autrefois la place du Couvent,
vu la présence des religieuses à l'origine
de l'école catholique Saint-Hubert. Ce fut en
1912 que le premier conseil communal à majorité
socialiste décida d'en modifier l'appellation.
|
Le
couvent au tout début
du XXème siècle.
«
Li rodje pompe » ( la pompe rouge ) de la place Ferrer
vers 1920.
À
l'époque ( l'eau « du robinet » ne sera installée
qu'en 1923 ), on se ravitaillait en eau potable à l'une
de ces pompes communales.
La
place d'Italie :
C'est
en 1937 que cette place est aménagée sur le parcours
de la rue de la Station, à la hauteur de la gare des
chemins de fer installée là depuis la fin du XIXème
siècle. Elle prend tout naturellement le nom de place
de la Gare. À l'époque, on se réjouit de
cette transformation qui « permet enfin au quartier de
disposer d'une place publique digne de ce nom ».
La
gare désaffectée depuis longtemps, le lieu a été
rebaptisé place d'Italie en 2006, pour rendre hommage
à l'importante communauté italienne installée
dans la commune.
Aucune
manifestation officielle n'ayant marqué, en 2006, le
changement de nom de la place, une inauguration tardive a eu
lieu en avril 2008, en présence du chanteur Frédéric
François, originaire de la localité. À
cette occasion, un olivier de 150 ans a été planté
dans un ilôt de la place.
La
gare ferroviaire au début
du XXème siècle, le long de la rue se la Station
élargie à cet endroit.
La
gare en 2008, désaffectée, murée et taggée.
La place d'Italie, en compensation, sert de gare des bus.
La
rue de la Station, en face de la gare, pendant les inondations
de 1925-26. Le
même endroit en 2008. À l'avant-plan, l'olivier
centenaire.
La
rue Ferdinand Nicolay :
La
rue Ferdinand Nicolay est une longue voirie qui relie les hauteurs
de Saint-Gilles au bas de Tilleur.
À
Tilleur, le tronçon que l'on va apercevoir sur les documents
ci-après porte ce nom depuis 1852. L'endroit était
autrefois dénommé « au pont de pierre »,
à cause d'un pareil édifice sur l'ancien ruisseau
du Horloz, qui provenait de Saint-Nicolas et allait se jeter
dans la Meuse.
La
rue Ferdinand Nicolay en 1916. La croix indique l'entrée
de la rue du Cimetière ; la flèche montre l'ancienne
administration communale ( quand Tilleur était une commune
distincte ), détruite en 1979.
L'ancienne
maison communale avec le monument aux morts en souvenir des
victimes de la première guerre mondiale.
L'école
du Pied du Thier a remplacé l'ancienne maison communale.
Dans
le fond, le viaduc du chemin de fer. À droite, au pied
du Vieux Thier, le crucifix date du XVIème siècle.
Au pied du Vieux Thier, un bâtiment moderne abrite maintenant
l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE) ; le crucifix
a été déplacé plus haut dans la
rue.
L'église Saint-Hubert :
La
première église de Tilleur trouverait ses origines
au tout début du IXème siècle, époque
à laquelle elle aurait abrité les reliques de
saint Hubert, évêque fondateur de la ville de Liège,
avant qu'elles ne soient transférées, en 825,
dans la ville ardennaise qui lui doit son nom.
L'église
de Tilleur de 1865, avant sa
démolition en 1989.
L'église
vue depuis la rue Vinâve au début du XXème
siècle. On aperçoit les installations du charbonnage
du Horloz.
La
houillère du Horloz :
Cette
vue de 1904 montre l'église Saint-Hubert ( construite
en 1865 ) et les installations principales du charbonnage
du Horloz ( inaugurées en 1873 )
«
Horloz » est le nom d'un ancien ruisseau qui descendait
des hauteurs de Saint-Nicolas pour se jeter dans la
Meuse à Tilleur, où ses eaux réputées
potables alimentaient des fontaine publiques.
«
Horloz » serait une altération de «
hore » ou « xhorre », vieux mot liégeois
désignant un canal d'écoulement des eaux.
|
Les
deux vues suivantes, la première du début du XXème
siècle, la seconde de 2007, ont été prises
de la passerelle qui franchit les voies ferrées près
de la gare de Tilleur :
Le
cercle rouge entoure l'église Saint-Hubert, proche de
la houillère du Horloz.
Les
charbonnages, dès le XIXème siècle, ne sont
pas la seule activité industrielle de la région.
La gravure ci-contre, datant de 1850, montre la Société
Anonyme des Hauts Fourneaux de Sclessin, ainsi appelée
malgré que la plus grande partie des installations se situe
sur le territoire de Tilleur, comme en témoigne la présence
toute proche de l'église Saint-Hubert
( emplacement, dans le cercle rouge, avant 1865 ).
Ce
sont ces hauts fourneaux qui, en se développant, donneront
naissance, en bord de Meuse, aux aciéries d'Angleur-Athus,
puis à Ferblatil ( Fer Blanc Tilleur ), usine absorbée
actuellement par le goupe Arcelor-Mital.
La
rue des martyrs :
La
rue de Liège devenue la rue des Martyrs après 1912
La
création de cette artère remonte au milieu du
XVIIIème siècle, comme « chemin nouveau
pour aller sur Sclessin », mais c'est Napoléon,
en 1806, qui lui confère vraiment de l'importance pour
faciliter le trafic militaire entre Huy et Liège.
Au
début, la route prend naturellement le nom de «
rue de Liège ». C'est en 1912 que le conseil communal,
devenu majoritairement socialiste, change son nom en «
rue des Martyrs », pour commémorer les événements
de 1892, quand les mineurs du charbonnage du Horloz se sont
mis en grève, et que la gendarmerie est intervenue en
tirant sur les manifestants.
La rue des Martyrs du côté de Sclessin :
Le
quai du Halage :
Un
chemin de halage, autrefois, permettait aux hommes ou
chevaux de tirer les péniches à l'aide
de cordages.
|
La
berge portuaire de Tilleur, dans le seconde partie du XIXème
siècle et dans la première du XXème, sert
au transport du charbon et des bois de charpente pour les mines.
Le
quai du halage au début du XXème siècle
et en 2008.
La
rue Vinâve :
L'ancien
mot wallon « vinâve » ( du larin « vicinabile
», «avoisinant » ) s'applique le plus souvent
à la rue la plus importante d'un hameau ou d'un quartier.
La
rue Vinâve, dans le passé, est effectivement le
chemin principal traversant Tilleur. À la fin du XIXème
siècle et au début du XXème, elle connaît
son âge d'or commercial, profitant de l'essor industriel
de la localité. Ses activités périclitent
après la seconde guerre mondiale, avec l'aménagement
routier du quai du Halage ( 1947 ) et le déplacement
des commerces de l'autre côté de la voie ferrée,
au pied du Vieux Thier.
En
1903 ( on aperçoit, à droite, la rue de l'Arveau,
et dans le fond. le charbonnage du Horloz ).
Pendant
les inondations de l'hiver
1925-26.
La
même perspective avant et après les inondations
de 1925-1926. La station de pompage fait partie, dès
1928, des mesures adoptées pour empêcher à
l'avenir
ce genre de catastrophe