Les origines: A la fin du Xème siècle, c'est l'évêque Eracle qui dirige le diocèse de Liège. Il se rappelle que c'est la Meuse, cent ans plus tôt, qui a amené les envahisseurs normands. C'est la Meuse encore dont les crues, régulièrement, inondent les îlots de la cité.
Ce projet n'aboutira pas. L'église dont Eracle ordonne la construction sur le Publémont, en 965, ne deviendra pas la cathédrale de Liège, mais la basilique Saint-Martin.
L'évêque Eracle entame aussi, sur le Publémont, la construction d'une église dédiée à saint Laurent (en 968 selon la tradition locale), mais l'édifice n'est pas terminé du temps de son vivant. D'origine espagnole, saint Laurent devient, à Rome, le premier diacre du pape Sixte II. La légende veut qu’il ait été martyrisé le 10 août 258, sur un gril de fer chauffé par des chardons ardents. C'est pourquoi on le célèbre le 10 août.
Eracle est un évêque nommé par l'empereur germanique Otton I, et le fait qu'il choisisse le patronyme «Saint-Laurent» est significatif. Il fait ainsi allusion à la victoire de son protecteur sur les Hongrois le 10 août 955. Un brin de cour au souverain à qui il doit sa carrière. Le successeur d'Eracle est Notger, qui reçoit d'Otton II de tels pouvoirs temporels que son diocèse devient, en 980, la Principauté épiscopale de Liège. Notger entreprend une politique de grands travaux, mais contrairement à son prédécesseur, c'est dans la vallée, à l'emplacement de l'actuelle place Saint-Lambert, qu'il veut faire battre le coeur de la cité. Il y fait construire un palais, une cathédrale , et fortifie la ville en l'entourant d'un rempart. La muraille érigée par Notger fait perdre de l’intérêt au Publémont, où seule la basilique Saint-Martin est incluse dans le périmètre protégé. Quant
à l'église Saint-Laurent commencée sous Eracle,
des textes en refont mention au début du XIème siècle.
C'est le prince-évêque Réginard (1025-1037),
semble-t-il, qui ordonne l'achèvement de l'édifice
en lui adjoignant les bâtiments nécessaires à
l'installation d'une communauté monastique. L'abbaye de Saint-Laurent: Une abbaye, au Moyen-Age, joue un rôle intellectuel et artistique très important. Les moines sont des maîtres réputés qui enseignent la philosophie et la théologie. Ils relatent des vies de saints, rédigent la chronique de leur région, transcrivent patiemment les connaissances de leur époque. Ils s’adonnent à la musique, à la poésie, pratiquent l’orfèvrerie, la peinture, la sculpture... L’abbaye de Saint-Laurent va marquer l’histoire liégeoise pendant près de huit siècles, jusqu’à ce que les révolutions liégeroise et française, à la fin du XVIIIème siècle, mettent un terme à sa carrière religieuse et la transforment en hôpital militaire. |
L'abbaye
de Saint-Laurent à la fin du XVIIIème siècle
(gravure de Remacle Le Loup) |
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ici
pour en savoir davantage sur ces prestigieux bâtiments. |
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du XXème siècle. |
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Deux
cent septante ans séparent ces vues du carrefour Saint-Laurent: |
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Aux
XVII et XVIIIème siècles, une fête foraine de
plusieurs jours se tient au Trixhay, début août, à
l'occasion de la fête de saint Laurent. Quelques tentes et baraquements
y sont installés pour vendre de la bière, de la nourriture,
des friandises... Ces implantations supposent bien sûr le paiement
d'un droit au receveur de l'abbaye.
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La basilique Saint-Martin: Si
l'institut Saint-Laurent s'aperçoit de certaines rues du centre-ville,
c'est surtout la basilique Saint-Martin qui domine la cité
des hauteurs du Publémont: |
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Vue aérienne de la basilique (GlobalView 2006):
Quand l'évêque Eracle, en 965, décide de faire construire cet édifice, c'est dans l'idée d'en faire sa nouvelle cathédrale, dédiée à la Vierge et saint Lambert. Mais Notger, son successeur, dédie le sanctuaire à saint Martin, lui conférant le statut de collégiale. C'est à Saint-Martin, en 1246, qu'est instituée la Fête-Dieu (ou fête de l'Eucharistie) dans le diocèse de Liège, à la sollicitation de sainte Julienne, prieure de l'hospice-léproserie de Cornillon.
«Là, harcelés par les Liégeois, attaqués par les houilleurs d'Ans et de Montegnée, par les paysans des alentours, armés les uns de leur pic, les autres de leur faux, les assaillants débordés cherchent refuge dans l'église Saint-Martin. Derrière les lourdes portes et les épaisses murailles, ils espèrent échapper à la fureur populaire. Renonçant à un siège dans les règles, le peuple amasse des matières inflammables, et bientôt le monument entier n'est plus qu'un immense brasier» (Yves Bricteux, Histoire de la Principauté de Liège, Ed. Desoer Lg). Deux cents aristocrates périssent ainsi dans les flammes. L'édifice est restauré, mais en 1468, il est saccagé par les troupes de Charles le Téméraire. C'en est fini de l'église romane primitive. De 1506 à 1542, sous le règne du prince-évêque Érard de La Marck, ont lieu les travaux de reconstruction qui aboutissent au bâtiment gothique actuel.
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La
basilique Saint-Martin en 2005, vue depuis une classe de l'institut
Saint-Laurent tout proche (à l'arrière-plan, l'hôpital
de la Citadelle, sur la colline Sainte-Walburge): L'Institut Saint-Laurent et l'hôpital militaire photographiés depuis le clocher de la basilique en 1978:
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Dans
les siècles passés, quand la ville était entourée
de remparts, diverses portes fortifiées contrôlaient l'accès
à la cité. La gravure ci-dessous à gauche représente
la porte Saint-Martin en 1735. La photo correspondante montre le même
endroit de nos jours: |
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L'Institut Saint-Laurent:
Voici ce que l'on aperçoit de l'école quand on passe rue Saint-Laurent:
Visitez la rubrique «Mon école» pour davantage de renseignements sur cet établissement scolaire. |
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Sainte-Agathe: |
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En
face de l'intitut Saint-Laurent, se trouve l'ancien hospice Sainte-Agathe En 1847, le complexe devient un hospice pour aliénées mentales, confié aux Sœurs Hospitalières de Saint-Charles-Borromée. |
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