Saint-Gilles Liège (plateau Saint-Gilles), église romane du XIIème siècle,.
Cette page concerne le plateau Saint-Gilles et le quartier des Grands Champs, sur les hauteurs occidentales de la ville de Liège, à la limite de la commune de Saint-Nicolas.
Mon quartier est celui du plateau Saint-Gilles, du boulevard Kleyer et des Grands Champs, à cheval sur les communes de Liège et Saint-Nicolas.
Je vais donc vous présenter ici les endroits liégeois et saint-clausiens qui constituent mon environnement quotidien.
Le plateau Saint-Gilles:
La rue Saint-Gilles est une très longue artère qui part du Pont d'Avroy, au centre-ville, pour se terminer sur les hauteurs du Publémont. Le plateau Saint-Gilles, au sommet de cette rue, est très commerçant:
Le nom du quartier trouve ses origines dans une abbaye fondée au XIIème siècle et dédiée à saint Gilles.
| La
légende de saint Gilles Un
jour qu’il se rend à l’église, il rencontre
un mendiant malade, qui lui demande l’aumône. Emu, il se
dépouille de sa riche tunique pour l'offrir au malheureux, qui
recouvre immédiatement la santé. Il lui faut la solitude; il la trouve dans une grotte sauvage, dans une forêt de Provence, entre Nîmes et la Camargue. Dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vit que pour Dieu, dans l’adoration et la contemplation. Il jeûne quotidiennement, ne se nourrissant que d'eau, d'herbes et du lait d’une biche que la providence lui a envoyée pour satisfaire à sa subsistance. Un jour, le duc de Provence et sa suite prennent cette biche en chasse, et l'animal trouve refuge près de l'ermite, que blesse une flèche. Gilles obtient du prince bouleversé la construction d'une abbaye dont il devient l'abbé. Ce monastère fondé à la fin du VIIème siècle devient rapidement un haut lieu de pèlerinage, après Rome et Compostelle. Il donnera naissance à la municipalité de Saint-Gilles du Gard (Provence), connue pour son église abbatiale: Saint Gilles est fêté le 1er septembre, jour de sa mort en 720 dit-on, bien que d'autres épisodes de sa légende lui font rencontrer Charlemagne! Une vie de saint écrite au Moyen-Age ne constitue jamais, bien sûr, un document historique fiable... |
Je remercie Monsieur l'Abbé BORON, curé de la paroisse Saint-Gilles, qui m'a fourni une partie de la documentation nécessaire à la réalisation de cette page.
A
la fin du XIème siècle, un certain Goderan, jongleur troubadour
désireux de se consacrer à la méditation, sollicite le
droit, auprès du père-abbé Bérenger de l'abbaye
bénédictine de Saint-Laurent, d'aménager un ermitage sur
les hauteurs boisées du Publémont, terres qui appartiennent à
cette abbaye.
Le père-abbé Bérenger accède à cette demande,
et dans les années 1080-1090, Goderan y édifie, avec l'aide de
son ours savant, un petit ermitage et un oratoire dédié à
saint Gilles.
La légende voudrait que ce Goderan soit originaire de Saint-Gilles du Gard, mais il ne s'agirait là que d'une interpolation de Jean d'Outremeuse, auteur à l'imagination généreuse.
Goderan pratique largement l'hospitalité. Il est rejoint par d'autres hommes et femmes attirés par son idéal de vie. Il fait construire, pour les abriter, de petites maisons dont l'ensemble forme progressivement une communauté dédiée à saint Gilles.
A
sa mort, on enterre le corps du fondateur près de l'autel de la petite
chapelle Saint-Gilles. Le prieuré est alors transformé en abbaye,
soumise à la règle de saint Augustin. Probablement vers 1115.
Le
prince-évêque Albéron 1er, en 1124, ordonne des travaux
pour remplacer l'oratoire de Goderan par une église beaucoup plus spacieuse,
qu'il consacre lui-même en 1127.
L'église
érigée par Albéron est en forme de croix latine, de style
roman-mosan. Les matériaux sont pris sur place: moellons de grès
schisteux et de grès houiller. Il y a du charbon, en effet, sous le sol
du Publémont, et les moines ne tardent d'ailleurs pas à l'exploiter.
Tout naturellement, le prince-évêque Albéron obtient d'être enterré dans l'église de Saint-Gilles qu'il a consacrée.
On y voit encore aujourd'hui à sa mémoire une pierre tombale qui n'est pas la pierre originale, détruite lors d'un incendie en 1568, mais un mémorial gravé en 1646 par le père-abbé Jean de Nollet
L'abbaye
de Saint-Gilles et le plateau Saint-Gilles sur un fragment de carte
du
XVIème siècle:
Février
2006. L'abbaye a disparu depuis longtemps. En face après le rond-point,
c'est le dernier petit tronçon de la rue Saint-Gilles:
Voici
une gravure de Remacle Le Loup représentant l'abbaye de Saint-Gilles
au début du XVIIIème siècle:
Une autre
gravure de la même époque montrant l'abbaye de la cour intérieure:
1786.
Les chanoines réguliers de saint Augustin ne sont plus suffisamment nombreux
pour que l'abbaye puisse vivre. Après sept siècles d'existence,
la communauté est dissoute. Ses derniers membres se joignent aux bénédictins
sécularisés de Saint-Jacques.
La fin de la principauté de Liège est proche; les révolutions
française et liégeoise vont modifier le cours de l'Histoire. Entre-temps,
l'église Saint-Gilles reste désaffectée de 1786 à
1803.
1803. L'année où l'ancienne abbatiale est choisie pour redevenir le lieu de culte officiel des habitants de Saint-Gilles, de Saint-Nicolas-en-Glain et de Sainte-Gertrude (Ces deux derniers noms évoquant des chapelles aujourd'hui disparues). Quatre années seront nécessaires pour remettre l'édifice en état, abîmé par sa désaffection et ébranlé par l'activité minière de la région.
Il faut préciser qu'en ce début de XIXème siècle, la houille autrefois extraite de façon artisanale par les moines, fait désormais l'objet d'une exploitation plus systématique par de grands charbonnages (le Piron et la Haye). La vieille église a souffert des tassements et glissements de terrain.
Pendant
tout le XIXème siècle, pour remédier aux dégâts
provoqués par l'exploitation minière, l'église est réparée
à plusieurs reprises. Mais un sauvetage d'ensemble s'impose. Le curé
Hyacinthe Demaret (1885-1900) fait appel à l'architecte gantois Auguste
Van Assche, bien connu à Liège pour les importantes restaurations
qu'il a déjà effectuées à Saint-Jacques, Saint-Denis,
Saint-Martin et Saint-Christophe.
Les travaux ont un triple but: consolider, restaurer et agrandir. La multiplication
de la population exige, en effet, un lieu de culte plus vaste.
L'église entièrement rénovée est reconsacrée le 28 mai 1894 par Monseigneur V.J. Doutreloux, évêque de Liège.
Les
derniers vestiges des bâtiments abbatiaux ont été démolis
en 1958.
La façade du n°31 cour Saint-Gilles, cependant, comporte encore des éléments de murs anciens. Cet immeuble est affecté aux oeuvres paroissiales (scoutisme notamment).
L'église Saint-Gilles est aujourd'hui un bel exemple d'édifice liégeois qui allie harmonieusement les styles roman et néo-roman.
Le
crucifix gothique qui pend dans le choeur est un chef-d'oeuvre en chêne
polychromé estimé au début du XIVème siècle.
Il porte la trace d'un impact d'arme à feu. La légende voudrait
qu'il ait été atteint d'un coup de mousquet tiré par un
soldat calviniste, quand l'église est ravagée, en 1568, par les
troupes iconoclastes de Guillaume d'Orange. Elle ne précise toutefois
pas comment il a survécu à l'incendie de l'édifice!
Le culte de Saint-Gilles:
La statue de saint Gilles conservée dans l'église de Liège du même nom a été sculptée, vers 1340, par le Maître de la Madone de la Gleize. Plus grande que nature, elle mesure 2 mètres 27.
Au fil des siècles, cette sculpture polychromée a subi des restaurations maladroites. Les yeux du personnage, de retouche en retouche, ont été considérablement agrandis, lui donnant une expression d'effarement.
La polychromie primitive a été rétablie par l'artiste et archéologue liégeois Jules Helbig à partir de 1885, mais l'expression locale «i fait des oüys come Sint Djîle l'èwaré!» («il fait des yeux comme Saint-Gilles l'ahuri») a survécu.
Une
procession parcourt chaque année les rues de la paroisse, pendant la
neuvaine du 1er au 9 septembre.
Cette neuvaine, période de prières, permet aux croyants de prier
saint Gilles pour les préserver, eux et leurs enfants, des maladies nerveuses
et des frayeurs nocturnes.
Ces manifestations de foi, autrefois, attiraient une assistance nombreuse. Voici
ce qu'écrit Charles Delchevalerie, écrivain wallon, au début
du XXème siècle:
«Ce
jour-là, sur la courette qui entoure l'antique et petite église
romane aux pierres noircies, règne l'affairement d'un pèlerinage
des temps médiévaux.
Autour du moustier rustique, des carrousels tournent et des échoppes
offrent aux marmots des jouets naïfs et bigarrés. Une foule pieuse
piétine et s'engage sous la voûte nue du temple: ce sont des femmes
et des enfants qui vont faire leurs dévotions au patron du lieu, dont
l'effigie, par ses yeux égarés, a conquis une renommée
séculaire. On prie saint Gilles pour éviter aux enfants les convulsions
et les crises nerveuses.
Un va et vient s'organise autour d'une table où les pèlerins déposent des offrandes et des cierges; ils défilent devant le saint hagard sous ses boucles; ils font toucher aux petiots sa jambe ou le pied du chevreau (la biche) qui se dresse contre lui.
Le rite accompli, on passe dans une chapelle voisine où le prêtre officie, puis on gagne la sortie après une prière, et l'on se répand dans les boulangeries des alentours où furent mises au four, pour la circonstance, les tartes au riz et aux prunes... La croyance populaire se manifeste ainsi, aux portes de la ville, par une survivance plaine de caractère».
(Autour
du perron, images liegéoises, 1932)
En novembre 1983, l'église est ébranlée par le tremblement de terre qui secoue l'agglomération liégeoise.
En attendant les restaurations nécessaires, les offices sont célébrés dans la chapelle de l'école Saint-Sébastien toute proche.
En septembre 1984, une partie de l'édifice délimitée par des barrières Nadar est de nouveau accessible, à l'occasion de la neuvaine annuelle en l'honneur de saint Gilles.
En ce début septembre 1984, la procession religieuse est précédée, le veille, du «pèlerinage des musiciens». La fanfare de Saint-Pholien les Prés en tête, des chanteurs et instrumentistes partent de la place de la Cathédrale et remontent toute la rue Saint-Gilles jusqu'au haut du Publémont, où ils sont bénis dans la cour de l'école Saint-Sébastien.
Le
«pèlerinage des musiciens»! Une tradition qu'on n'a plus
observée depuis des siècles. C'est le chroniqueur Jean d'Outremeuse
qui nous en apprend l'existence au XIVème siècle. A cette époque,
il est coutume qu'un cortège de musiciens, le 1er septembre, fête
de saint Gilles, se rende de la place du Marché à l'abbaye pour
célébrer Goderan, leur ancien confrère devenu ermite. Tous
les participants ne sont pas des virtuoses. L'expression locale «les krins
krins de Saint-Gilles» rappellent les sons discordants tirés de
certains instruments.
Cette tradition n'a pas continué après le sac de Liège,
en 1468, par les troupes de Charles le Téméraire.
(en attente: fête foraine, succès procession d'antan).
La cour Saint-Gilles:
La cour Saint-Gilles correspond au préau de l'ancienne abbaye aujourd'hui disparue. C'est au n° 28 de cette petite rue que se trouve l'église Saint-Gilles.
Il existe, cour Saint-Gilles, une école fondamentale et une congrégation de religieuses salésiennes.
L'école fondamentale Saint-Sébastien, aujourd'hui mixte, trouve ses origines dans une école pour filles créée en 1882 à l'initiative des Soeurs de Notre-Dame. Celles-ci sont remplacées, en 1919, par les Filles de Marie-Auxiliatrice de Don Bosco.
La direction et le corps enseignant de l'école se sont laïcisés, mais des Salésiennes vivent toujours dans un immeuble mitoyen.
Le
cimetière Saint-Gilles:
En face de l'église, s'étend le cimetière, compris entre le boulevard Louis Hillier et la rue de Tilleur. Le voici en période de Toussaint, quand il se pare des fleurs commémorant la mémoire des défunts.
Le rite chrétien s'accompagne de nos jours des traditions païennes d'Halloween, dont vous pouvez découvrir les origines en cliquant sur ce lien:La rue de Tilleur:
La rue porte officiellement ce nom depuis 1877 ; elle est ainsi appelée parce qu'elle aboutit à la localité de Tilleur, laquelle devrait son nom aux tilleuls qui abondaient autrefois sur son territoire.
Le « thier de Tilleur » est déjà cité au XIVème siècle, et c'est au milieu du XVIIIème que ce chemin est élargi et pavé, tout comme celui de Saint-Laurent à Saint-Gilles ( l'actuelle rue Saint-Laurent ). Ces voiries constituent alors, au départ de Liège, le premier tronçon de la « route de France », route qui mène vers le sud via Seraing, Huy et le Condroz. De Tilleur à Seraing, c'est un bac qui permet de traverser la Meuse.
En
1817, la fabrique d'église de Saint-Gilles ( sur le territoire de Liège
) achète un terrain pour y aménager un cimetière ; n'ayant
pas besoin, à cet effet, de toute l'étendue acquise, elle autorise
la commune voisine de Saint-Nicolas à y installer une école. C'est
ainsi que la rue de Tilleur voit s'ouvrir, cette année-là, une
école primaire communale pour garçons.
Cette école primaire cessera ses activités à l'extrême
fin du XIXème siècle, lors des travaux d'agrandissement du cimetière
Saint-Gilles ( 1894-1899 ), la commune de Liège récupérant
l'usage de son terrain. Les classes sont alors regroupées sur le site
Tout-Va-Bien ( voir plus loin ).
Les travaux d'agrandissement du cimetière Saint-Gilles à la fin du XIXème siècle. Au centre, le long du mur, l'ancien chemin des Patients (ou Pendards), qu'empruntaient autrefois les condamnés amenés de Liège vers le gibet des Grands Champs. La même vue en 2008, avec l'église et le cimetière Saint-Gilles. À l'avant-plan, les arrière-bâtiments de l'atelier protégé « La Lumière » ; à gauche, la rue de Tilleur.
Les Grands Champs:
Dans le quartier, une place et une rue portent l'appellation des «Grands Champs».
Il y avait autrefois, dans les « grands champs » de Saint-Gilles, un gibet servant à pendre les malfaiteurs qui n'étaient pas citoyens liégeois ( ceux-ci ayant le « privilège » d'être exécutés place du Marché ). La pendaison n'y était d'ailleurs pas le seul supplice possible ; on y rouait, décapitait ou brûlait aussi les criminels.
Dans un lointain passé, les exécutions capitales avaient lieu sur la colline du Publémont, à l'emplacement de l'actuel domaine militaire Saint-Laurent, ancienne abbaye bénédictine. C'est la construction de ce couvent, au XIème siècle, qui a provoqué le déménagement du lieu de supplice.
Le gibet de Saint-Gilles a-t-il existé dès le XIIème siècle ? Probablement, mais le fait n'est attesté sur document que dès le début du XVème.
Les condamnés en provenance de l'Official de Liège, quand ils arrivaient sur les hauteurs de Saint-Gilles, étaient conduits à la potence des Grands Champs par un petit chemin dit des « Patients ( du latin « patiens », « qui souffre » ), voie étroite derrière le cimetière de Saint-Gilles, dont un autre tronçon se retrouvait près de l'actuelle rue de la Justice. Les criminels étaient contraints d'emprunter cet itinéraire secondaire pour éviter de passer à proximité de l'abbaye, où ils auraient pu demander asile pour échapper à leur peine.
La
carte ci-dessous date de 1874 :
1. l'actuelle rue de Tilleur du côté de Saint-Gilles / 2. L'actuelle
rue des Grands Champs /
3. L'actuelle rue Piron / 4. L'emplacement du charbonnage du Piron à
la fin du XIXème siècle / 5. L'emplacement du gibet d'antan /
6. L'actuelle rue de la Justice, nommée à l'époque «
chemin de la Justice » et parallèle à un autre chemin dit
des « Patients » / 7. Une autre partie de la rue de la Justice qu'on
appelait jadis le « chemin des suppliciés ». Tout un programme
!
Non loin de là, sur le territoire de Liège, existent la rue du Laveu et la rue de Joie. La tentation est grande de considérer que ces appellations ont un rapport avec le lieu de supplice des Grands Champs, si on pense à l'aveu des prisonniers et à la joie des condamnés graciés ! Mais ce serait des familles illustres des XIVème et XVème siècles, les Lavoir et les Joye, qui seraient plutôt à l'origine de ces noms.
Le gibet a heureusement disparu depuis longtemps, mais une expression wallonne a survécu dans la région quand il s'agit d'éconduire quelqu'un : « Vas ti fé pinde à Sint-Djîle ! » ( « Va te faire pendre à Saint-Gilles ! »).
Les boulevards Gustave Kleyer et Louis Hillier:
Anciennement
boulevard de Cointe, percé à la fin du XIXème siècle
en prévision de l'Exposition Universelle de Liège de 1905, le
boulevard Gustave Kleyer porte le nom, depuis 1921, du bourgmestre de liège
en fonction lors de cet événement exceptionnel:
Ce
boulevard périphérique sur les hauteurs de Liège relie
Cointe à Saint-Gilles; on oublie souvent que le dernier tronçon,
de la rue Henri Maus au rond-point Bensberg, n'est plus dédié
à Gustave Kleyer, mais à Louis Hillier, le compositeur, en 1901,
du «Tchant dès Walons» (cet air, avec des paroles de Théophile
Bovy, est actuellement l'hymne de la région wallonne de Belgique).
Les bâtiments que l'on aperçoit sur la gauche de cette photo ci-dessous,
boulevard Hillier, sont l'atelier protégé «La
Lumière», destiné aux aveugles et malvoyants. A droite,
la rue Henri Maus (rue du Haut-Laveu avant 1889), provenant du Laveu:
Henri Maus est l'ingénieur qui a conçu, au milieu du XIXème
siècle, le plan incliné qui permet la jonction ferroviaire entre
la gare d'Ans et la gare des
Guillemins.
Les boulevards Kleyer et Hillier constituent une voie rapide importante, empruntée notamment par les coureurs cyclistes de l'épreuve Liège-Bastogne-Liège:
Le boulevard Hillier et les pelouses proches de l'église romane accueillent aussi, tous les samedis matin, une brocante appelée «les petites puces de Saint-Gilles»:
La rue Bel-Horizon:
La rue Bel-Horizon, au XIXème siècle encore, descendait jusqu'au Laveu; elle s'appelait alors la rue Boulboul, du nom d'une famille propriétaire de terrains et de houillères. Elle change de nom au lendemain de la seconde guerre mondiale, et sans doute permet-elle encore, à l'époque, d'admirer une vue d'ensemble de Liège.
De nos jours, il s'agit d'une rue très courte, allant de la place des Grands Champs au boulevard Kleyer. Son seul horizon est le terrain de football rougeâtre de l'EY Liège.
La rue Tout-Va-Bien :
C'est la rue, sur le territoire de Saint-Nicolas, où je me rends quand le calendrier politique m'invite à accomplir mon devoir électoral, le bureau de vote étant installé dans l'école communale Tout-Va-Bien ( que l'on aperçoit sur la vue aérienne ci-contre ).
Cette vue aérienne a été obtenue grâce à Live Search Maps de Microsoft.
Selon André DE BRUYN, dans son ouvrage « Histoire des rues et lieux-dits de la commune de Saint-Nicolas », l'origine du nom « Tout-Va-Bien » serait le résultat d'une confusion.
Au
XVIIIème siècle, l'endroit ne comporte qu'une dizaine de maisons
habitées essentiellement par des ouvriers mineurs d'origine néerlandaise,
ce qui lui vaut le surnom de « Batavia ». Les déformations
populaires en font « Tavabia », puis
« Tavabin », appellation finalement francisée en «
Tout va bien » !
Une école communale est signalée dès la seconde partie du XIXème siècle ( notamment à l'emplacement des buildings actuels ), mais l'établissement scolaire actuel date du début du XXème ( inauguration en 1913 ).
Plus bas dans la rue Tout-Va-Bien, on découvre l'arrière du château de Saint-Nicolas, demeure bourgeoise construite vers 1835. Complètement rénové en ce début du XXIème siècle, le bâtiment a été transformé en hôtel de luxe, avec parc et salles pour réceptions, séminaires, mariages...
L'entrée principale du château est située dans la rue Ferdinand Nicolay, voie parallèle qui descend vers Tilleur :