Les ardennes belges, paysages ardennais, Hautes Fagnes, le tourisme en Ardenne
Quand un Liégeois quitte la ville et remonte l'Ourthe, il se dit aux portes des Ardennes dès qu'il arrive à Tilff (Esneux), puisqu'il constate un paysage vallonné et boisé. En réalité, cette localité se trouve dans le Condroz, et même plus en amont encore, Durbuy par exemple, bien qu'en province de Luxembourg, est une cité de la Famenne.
C'est que, dans l'esprit commun, les Ardennes ne se limitent pas au massif ardennais proprement dit, mais aussi aux régions naturelles qui le bordent : la Famenne, la Fagne, les Hautes Fagnes et la Lorraine belge (Gaume).
Cette photo a été prise du petit train touristique qui parcourt le domaine de Han-sur-Lesse (Rochefort). Nous sommes à la limite de la Famenne, avec déjà un paysage du type ardennais.Résumons en définissant que les Ardennes (on emploie aussi le singulier : l'Ardenne) sont les régions du sud-est de la Belgique, là où le relief est le plus élevé, avec des altitudes de 300 à presque 700 mètres.
Les Ardennes se situent en Wallonie, dans les provinces de Liège, de Luxembourg et de Namur (avec un peu du Hainaut) ; elles constituent un immense réservoir d’espaces verts (pâturages et forêts), et leurs ressources économiques sont l'agriculture, l'exploitation forestière et bien entendu le tourisme.
Parcourir les Ardennes, été comme hiver, c'est découvrir de merveilleux paysages :
Sites officiels des provinces
| de
Liège : |
de
Luxembourg : |
de
Namur : |
Sites traitant du tourisme ardennais :
Promenez la souris sur la carte ci-dessous pour identifier les communes marquées
d'un carré ; cliquez pour découvrir photos et liens :
ARLON
Chef-lieu de la « province verte » (entendez par là celle de Luxembourg), la ville d'Arlon occupe une position de choix près de la frontière de trois pays : l'Allemagne, la France et le Grand-Duché de Luxembourg. Lieu de rencontre entre les cultures latine et germanique, berceau de la Semois, elle est aussi une des cités les plus anciennes de Belgique, comme en attestent les vestiges découverts dans son sous-sol.
Le musée archéologique d'Arlon est l'un des plus riches du pays. Sa section gallo-romaine, avec son extraordinaire galerie lapidaire, est unique en son genre par la quantité et la qualité des pièces exposées.
AYWAILLE
Le centre d'Aywaille est essentiellement commercial, mais le reste de l'entité, avec ses 8000 hectares, compte d'importantes superficies boisées et quelques villages pittoresques. Quelle famille liégeoise n'a pas emmené les enfants visiter les grottes de Remouchamps, se promener dans le lit rocailleux de l'Amblève aux Fonds de Quarreux, ou découvrir les animaux du monde sauvage à Deigné, le village fleuri ?
Le monde sauvage d'Aywaille (Deigné)
Les grottes de Remouchamps proposent la plus longue navigation souterraine du monde !
BASTOGNE
Cœur de la bataille des Ardennes (décembre 1944), Bastogne abrite divers monuments et musées qui en retracent l’histoire.
Photos prises en février 2007 à l'Arsenal de Rocourt (Liège), pendant la restauration du char Sherman de la place McAuliffe :
Se rendre à Bastogne, pour une journée, un week-end ou quelques jours de vacances, c’est aussi la possibilité de profiter de l'animation commerciale du centre-ville, de savourer les produits du terroir, de flâner aux alentours dans de magnifiques paysages champêtres...
BOUILLON
Si l'on en croit son site officiel, Bouillon est probablement la commune ardennaise la plus visitée.
En tout cas, cette localité pittoresque vaut absolument le déplacement.
Revivez l'époque de Godefroid de Bouillon et des coisades en découvrant le château fort médiéval.
Bouillon se trouve dans la vallée de la Semois, rivière connue pour ses méandres capricieux.
Sur le territoire du hameau de Botassart, on peut admirer un site merveilleux, surnommé le « tombeau du géant ». Un belvédère permet de contempler cette colline lovée dans une boucle de la Semois.
CHIMAY
Chimay,
dans la botte du Hainaut, est surtout célèbre pour la bière
du même nom, produite par les moines trappistes de l'abbaye de Scourmont.
DURBUY
Durbuy a conservé la réputation d'être la plus petite ville du monde (réputation antérieure à la fusion des communes de 1977, qui l'a depuis lors associée à onze autres localités).
L'entité
de Durbuy est
très attractive, avec ses commerces et relais gastronomiques, ses musées,
ses possibilités de promenades ou de pratiques sportives (randonnées
pédestres, VTT, équitation, golf, navigation de plaisance)...
Le labyrinthe de maïs à Barvaux, le parc aventure à Durbuy,
constituent deux attractions touristiques très fréquentées.
ESNEUX
EUPEN
Eupen est la ville principale de la Communauté allemande de Belgique. Un de ses attraits touristiques est le barrage construit sur la Vesdre, à quelques kilomètres de la cité.
FLORENVILLE
Florenville est un pittoresque village de la Gaume. C'est à quelques kilomètres de là que l'on peut visiter l'abbaye d'Orval, réputé pour ses bières et fromages.
Le nom « Orval » et le symbole ci-dessus trouvent leur origine dans la légende de la comtesse Mathilde de Toscane (XIème siècle).Assise au bord d'une source jaillissante et limpide, la comtesse y aurait laissé tomber par mégarde son anneau nuptial, souvenir de son défunt mari, Godefroid-le-Bossu, duc de basse Lorraine. Désespérée, elle aurait prié la Vierge Marie avec tant de ferveur qu'une truite aurait émergé pour lui rendre son bien. Emerveillée par le prodige, la suzeraine se serait écriée :
«
Voici l'anneau d'or que je cherchais : heureuse vallée qui me l'a rendu
! Désormais et pour toujours, je voudrais qu'on l'appelle le Val D'or
(aurea vallis) ».
JALHAY
C'est sur le territoire de Jalhay que se trouve le célèbre barrage de la Gileppe, du nom de la rivière qu'il retient, issue des Hautes Fagnes.
Cet ouvrage prestigieux a été construit de 1869 à 1878 et rehaussé de 1967 à 1971 ; il sert à l'alimentation en eau des industries et de la population de la région verviétoise.
Un lion monumental de 130 tonnes, oeuvre de Félix Antoine Bourré, orne le barrage depuis sa création.
Une tour panoramique offre une vue superbe sur les alentours, notamment sur la forêt du Hertogenwald.
C'est
également à Jalhay, à la limite de la commune de Waimes,
que le lieu-dit de la baraque Michel constitue le deuxième point le plus
élevé de Belgique, avec une altitude de 674 mètres. La
« baraque » elle-même est une auberge et le point de départ
de nombreuses randonnées, à pied,
à vélo ou à ski.
LA ROCHE-EN-ARDENNE
LIBRAMONT
MALMEDY
Malmedy, en province de Liège, est une commune francophone, mais avec des facilités linguistiques pour ses habitants germanophones. Après la défaite de Napoléon et le Congrès de Vienne (1815), la localité a été rattachée à la Prusse ; elle n'est revenue à la Belgique que par décision du Traité de Versailles (1919), après la première guerre guerre mondiale.
Le
« Cwarmê » désigne à Malmedy la période
de carnaval qui dure les quatre jours du samedi au mardi-gras.
Les « Haguètes » sont des personnages hauts en couleur qui immobilisent leurs victimes avec un « hape-châr », pour leur faire demander pardon à genoux.
MARCHE-EN-FAMENNE
Cette localité conviviale propose quelques édifices intéressants (église Saint-Remacle, ancien couvent des Carmes) ; plusieurs musées sont dignes d'intérêt (musée de la dentelle, musée de la Famenne, musée des chasseurs ardennais...
NEUFCHÂTEAU
De cette commune située au coeur de l'Ardenne, Monsieur Tout le Monde connaît assurément le palais de justice, rendu célèbre par l'attristante affaire Dutroux.
Mais Neufchâteau est avant tout une paisible cité commerçante logée dans un écrin de verdure. Les forêts qui l'entourent, ainsi que les villages accueillants qui composent l'entité, enchantent les visiteurs en quête de sérénité et de communion avec la nature.
Le nom de la ville est issu du château médiéval qui dominait autrefois la vallée, et dont la tour Griffon (ci-contre) est l'un des rares vestiges.
PHILIPPEVILLE
La localité doit son nom à Philippe II d'Espagne, fils de Charles Quint, car il s'agit d'une ancienne place place forte construite au XVIème siècle à l'époque des Pays-Bas espagnols, pour faire face à la menace des armées françaises d'Henri II.
Devenues françaises après 1659, ces fortifications ont été améliorées par Vauban, l'ingénieur militaire de Louis XIV.
Philippeville n'a guère conservé de traces de tout ce passé militaire, les vestiges défensifs ayant disparu au cours de la première moitié du XIXème siècle.
On peut toujours visiter des galeries souterraines datant de la place forte à l'époque de Vauban .L'actuelle place d'Armes était autrefois le centre stratégique de la forteresse
ROCHEFORT
La commune de Rochefort, dans la province de Namur, est située en Famenne, dans la région touristique du Val de Lesse, du nom de la rivière qui naît en Ardenne luxembourgeoise et va se jeter dans la Meuse à Dinant.
Situé dans une magnifique région naturelle, le Val de Lesse se découvre à travers ses bois, ses rivières, ses châteaux, ses grottes, ses produits du terroir (voir lien ci-contre)...
Le
nom « Rochefort » provient du latin « Rocha fortis »,
appellation justifiée par un château-fort construit sur un éperon
rocheux, vestige de la féodalité aujourd'hui ouvert au tourisme.
C'est
sur le territoire de Rochefort que se trouve le célèbre domaine
touristique des grottes de Han-sur-Lesse.
SAINT-HUBERT
Hubert est né vers le milieu du 7ème siècle ; il est fils d’un duc d’Aquitaine, sa famille étant issue du sang des rois mérovingiens. On le dit même apparenté à Charles Martel.
On le trouve à la cour de Pépin de Herstal, maire du Palais d’Austrasie et de Neustrie. Il épouse Floribanne, fille du Roi Dagobert. Les chroniqueurs nous disent qu’il profite alors pleinement des « folles joies de la vie mondaine ».
Un jour que la chasse, principal amusement des grands seigneurs, l'a conduit dans une partie reculée de la forêt des Ardennes, un cerf lui apparaît avec une croix entre les bois de sa ramure.
Frappé ainsi par la grâce divine, Hubert renonce aux plaisirs et aux grandeurs du monde ; il prend l'habit de moine pour se consacrer à la pénitence, et vit en ermite au milieu de la forêt des Ardennes (au lieu même où plus tard sera élevée l'abbaye qui portera son nom). Il passe sept années dans cette solitude, s'imposant les plus dures mortifications et convertissant les païens encore nombreux dans cette contrée.
Il est alors appelé à monter sur le siège épiscopal de Maestricht. Il remplace Lambert, évêque martyr, dont il fait transférer le corps, vers 720, de Maestricht au village de Liège, lieu de son supplice. Liège devient le siège du diocèse et prend rapidement de l'importance.
| Cf.
page consacrée aux
origines de la ville de Liège. |
C'est en 825 que les reliques de saint Hubert, évêque fondateur de la ville de Liège, sont transférées dans la ville ardennaise qui lui doit son nom.
Les bâtiments que l'on aperçoit sur la photo ci-dessus sont ceux de l'ancien palais abbatial, dont la restauration a été achevée en 2003.
Il s'agit, sous l'Ancien Régime, de la résidence des seigneurs abbés de la Terre de Saint-Hubert. Une abbaye bénédictine existe à cet endroit dès le début du IXème siècle, mais les bâtiments prestigieux que l'on peut découvrir de nos jours datent du début du XVIIIème.
Une autre splendeur architecturale est la basilique.
«Plusieurs églises abbatiales successives, de plus en plus vastes, se sont succédées à Saint-Hubert pour servir à la fois au culte monastique et à la dévotion des pélerins. La première fondation remonte au IXème siècle. L’édifice actuel a été bâti, pour l’essentiel, au XVIème. La façade baroque du début du XVIIIème contraste avec son intérieur gothique élancé qui n’est que lumière et couleurs » (http://www.saint-hubert-tourisme.be/index2.php?sm=sainthubertfr-6-patrimoine_architectural).
Saint-Hubert est aussi connu pour le site touristique et culturel du Fourneau Saint-Michel, du nom d'un haut-fourneau créé en 1771 par Dom Nicolas Spirlet, dernier abbé de l'abbaye bénédictine.
Actuellement, le site comprend plusieurs musées, consacrés à la métallurgie, à la forêt d'Ardenne, au peintre botaniste Pierre-Joseph Rédouté et à la vie rurale au XIXème siècle.
Le musée de la vie rurale, en plein air, reconstitue des hameaux composés d'anciennes maisons typiques de Wallonie.
SAINT-VITH
Saint-Vith est l'une des neuf communes de la Communauté allemande de Belgique. Cette région a été rattachée à notre pays à la suite de la première guerre mondiale (traité de Versailles).
En décembre 1944, au cours de la bataille des Ardennes, la ville fut totalement détruite ; la tour Büchel (voir ci-dessous) est le seul vestige d'avant-guerre.
La tour Büchel, souvenir des murs de fortification qui encerclaient la ville au XIVème siècle.
Le musée d'histoire militaire (offensive des Ardennes 1944).
![]() |
Le centre de Saint-Vith est un piétonnier commercial extrêmement convivial. La localité est réputée pour ses commerces de meubles. |
SPA
Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique des lieux, il existe d'ailleurs celle du latin « sparsa », que l'on pourrait traduire par « jaillissante », en parlant d'une source.
Le pouhon Pierre le Grand, au centre-ville, est la source la plus renommée de Spa. Un « pouhon », en langage dialectal, signifie une source, un puisard. Celui-là porte le nom du tsar russe qui y vint en cure en 1717, époque à laquelle l'endroit ressemblait à une petite chapelle :Spa est également réputée pour son casino, le plus vieux du monde (institué en 1763), ainsi que pour ses francofolies, quand la ville vibre plusieurs jours de juillet au rythme des spectacles inoubliables que donnent chanteurs et chanteuses francophones de renommée internationale.
Spa est entourée de magnifiques forêts, avec d'innombrables possibilités de promenades, comme par exemple au lac de Warfaaz, sur les hauteurs de la ville.
Le
barrage qui retient ce lac, alimenté par la rivière appelée
le Wayai, a été
construit au début du XIXème siècle à la suite d'inondations
catastrophiques
qui avaient sinistré la vallée.
STAVELOT
Stavelot est située en haute Ardenne liégeoise, dans la vallée de l'Amblève.
Cette localité présente aux visiteurs « le visage préservé d'une cité du XVIIIème siècle, avec sa grand-place majestueuse, ses maisons de pierre et de colombage, ses venelles et ses fontaines » (site Internet du tourisme stavelotain) :
Stavelot est une des plus anciennes villes de Belgique. Sa fondation remonte à 648, quand le moine limousin Remacle est chargé par Sigebert III, roi des Francs, d'évangéliser cette région de l'Ardenne.
Remacle fonde une abbaye à Malmedy, puis une autre à Stavelot. Les territoires de ces deux établissements vont constituer une principauté ecclésiastique jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, époque à la quelle ils sont intégrés dans le département de l'Ourthe de la nouvelle France révolutionnaire.
L'abbaye
de Stavelot, entièrement rénovée de 199 à 2002,
propose trois centres d'intérêt : le musée de l'ancienne
principauté, le musée du circuit Spa-Francorchamps et le musée
Guillaume Apollinaire (ce poète ayant séjourné dans la
localité en 1899).
À l'avant-plan, les vestiges de l'église abbatiale du XIème siècle
Saint Remacle est toujours représenté en présence d'un loup bâté, comme sur le blason de la ville ou sur le timbre-poste ci-contre.
Ce symbole provient d'une légende que vous pouvez découvrir en cliquant ICI.
Stavelot
est bien sûr connue pour son carnaval du laetare, trois semaines
avant Pâques, avec en vedette
le célèbre groupe folklorique
des « Blancs Moussis ».
C'est sur le territoire de la commune de Stavelot que se trouve la cascade de Coo, sur le cours de l'Amblève ; avec ses quinze mètres de dénivellé, elle est la plus importante chute d'eau de Belgique.
L'endroit est une attraction touristique réputée, grâce notamment au parc de loisirs Plopsa Coo.
THEUX
Le centre de la cité présente des maisons et un hôtel de ville des XVIIème et XVIIIème siècles. Sur la place, un perron rappelle l'attachement, au Moyen Âge, du marquisat de Franchimont à la principauté de Liège.
Le marquisat de Franchimont était autrefois une seigneurerie constituant la frontière orientale de la principauté de Liège. Theux et Spa en faisaient partie.
Qui ne se souvient de l'épisode historique des six cents Franchimontois, venus assister les Liégeois dans leur résistance au duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1468) ?
La « sortie des 600 Franchimontois », bas-relief décorant la façade ouest du palais des princes-évêques de Liège
Le château de Franchimont constitue un magnifique exemple de forteresse médiévale.
VIELSALM
Porte nord de l'Ardenne luxembourgeoise, la commune de Vielsalm est définie, sur son site Internet, comme le « pays de l'eau, de la pierre et du bois ».
L'eau, comme sur le photo ci-contre, où le village principal de l'entité se mire dans son lac. L'eau encore, si l'on considère que l'appellation du lieu comporte le terme « Salm», nom de la rivière qui le traverse.
Le mot « Salm » viendrait du celtique « salwa » (noir, brouillé) ou de l'allemand « salm » (saumon). C'est cette deuxième étymologie que l'on privilégie sur les armoiries de la commune.La pierre, indépendamment des rochers qui ci et là ornent le paysage, c'est l'exploitation du schiste ardoisier et la production du coticule, une pierre à aiguiser locale.
Le bois, c'est la forêt ardennaise, et revoici l'eau qui se mêle à elle pour offrir de merveilleuses possibilités de détente et de promenade, comme au domaine des Doyards.
Fraiture est l'un des 23 villages qui composent la commune de Vielsalm. La Baraque de Fraiture, avec ses 652 mètres, est le deuxième point culminant de la Belgique, après le Signal de Botrange.
Cet endroit est un réel paradis pour tous les amoureux de la nature ou les fanatiques d’activités sportives : ski, VTT, randonnées …
VIRTON
On pourrait s'étonner de la présence, à Virton, d'un totem indien !
Avant 1967, une base aérienne de l'OTAN était implantée à Marville, village français tout proche. Les militaires canadiens qui y opéraient durent quitter les lieux quand le général de Gaulle s'opposa à la présence de troupes américaines sur son territoire.
Ces militaires, avant de partir, offrirent le totem aux Virtonnais, en souvenir des bons moments passés dans la région.
WAIMES
Waimes est située à l'est de la province de Liège ; commune francophone, elle est proche de la Communauté allemande de Belgique et offre des facilités à la minorité germanophone qui y habite.
Waimes est la commune la plus élevée de Belgique, dans une région splendide qu'on appelle le pateau des Hautes Fagnes.
Les Hautes Fagnes sont composées de forêts, de landes, de tourbières et de marais. Cette vaste étendue de 4500 hectares constitue une réserve naturelle qui présente une flore et une faune exceptionnelles, liées au climat froid et humide.
Cliquez sur les logos ci-contre pour découvrir le site du parc naturel Hautes Fagnes - Eifel ou celui du centre nature de Botrange.Le point culminant de la région (et aussi de Belgique) est le Signal de Botrange, dont l'altitude est de 694 mètres. Une tour panoramique (construite en 1934) atteint 718 mètres, avec à sa base une cafétaria-restaurant.
La tour du signal de Botrange. Depuis 1923, une butte artificielle porte l'altitude natrurelle du lieu de 694 à 700 mètres.Les
conditions géographiques font bien entendu que le climat fagnard
est le plus rude de Belgique :
Les
Hautes Fagnes attirent de nombreux visiteurs, écoliers en classes de
neige, randonneurs amoureux de la nature, amateurs de ski de fond...
À
propos de sports d'hiver, le village d'Ovifat, dans l'entité de Waimes,
permet la pratique du ski alpin.
La rivière appelée la Warche, affluent de l'Amblève, draine la commune de Waimes. Dans le village de Robertville, non loin du château de Reainhardstein, elle alimente un lac artificiel fournissant eau potable et électricité.
Le lac de Robertville constitue aussi un lieu touristique très apprécié (prome-nades, natation, canotage, pêche).